Bourse : des investisseurs échaudés, des attentes nombreuses

Deux ans de crise financière et des mois de cours en dents de scie s'en ressentent… les particuliers s'écartent de la Bourse. Explications et zones d'espoir.

Bourse : des investisseurs échaudés, des attentes nombreuses

Le 5 juin dernier, Les Echos relayaient une étude selon laquelle la Bourse de Paris a perdu 2,3 millions d'actionnaires individuels depuis fin 2008. Le journal évoque même un " exode "…

Il faut dire qu'en termes de proportions, la décrue est sévère : " de 13,8 % des Français fin 2008 à 8,5 % en mars 2012, soit un total de 4,1 millions d'investisseurs individuels (hors actionnariat salarié) ".

Ces chiffres ne sont pas décorrelés d'un certain contexte de défiance, comme l'a montré par exemple la récente émission télévisée " Cash Investiguation " consacrée à l'extreme trading.

Eviter le risque

Les investisseurs veulent éviter le risque : par exemple " les actions sont considérées comme des placements risqués par 9 sondés sur 10 (91 %). Voire " très risqués " pour 56 %, contre 48 % il y a un an et 33 % en juin 2007 ". Les obligations sont aussi visées par ce changement de perception : " 81 % les jugent " risquées ", alors qu'ils n'étaient que 74 % à la même période en 2011 et 63 % il y a cinq ans ".

Enfin, des aléas récents ne vont pas dans le sens de rassurer les investisseurs particuliers. Notamment l'introduction en bourse ratée de Facebook, qui jouissait pourtant d'un fort capital de sympathie.

Quel relais, quel stimulus ?

Une première posture est de savoir relativiser ces faits, en se plaçant sur un segment temporel plus large. Aux creux suivent des remontées, et comme le concluait fin mai P-Y Dugua sur Le Figaro : "Les optimistes soulignent qu'historiquement les périodes de désaffection pour la bourse sont particulièrement opportunes pour l'investisseur qui vise le long terme."

Outre cette sagesse et des offres commerciales revues, puis de la pédagogie, les spécialistes du secteur réfléchissent aussi à des solutions plus structurelles. Comme le projet de " bourse des valeurs moyennes ".

Dans un tout autre registre, l'utilisation de nouvelles technologies comme les réseaux sociaux et notamment Twitter ou encore des tableaux de bord évolués, donnent un espoir de savoir mieux lire les marchés et leurs évolutions chaotiques.

Pour prolonger : revoir la conférence-live " investir en bourse, les nouvelles règles " , et l'infographie vidéo " la Bourse et les Français ".