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Enquête : les marchés financiers en 2011, année "RORO"

Première partie de notre enquête consacrée à la bourse et aux marchés financiers, pour tenter de discerner d'où l'on vient (2011), où l'on va (2012). Le point.

les marchés financiers en 2011, année

En 2011, il valait mieux être expert en droit constitutionnel européen qu'en analyse financière... Après une année 2010 déjà mouvementée, les marchés financiers ont pris un malin plaisir à déjouer les pronostics boursiers de la plupart des experts. Ces derniers anticipaient une normalisation des comportements avec une surperformance des actions, considérées comme bon marché, par rapport à des obligations jugées très chères. Il n'en a rien été.

Tout ce qui était considéré de qualité, même chèrement valorisé, a continué de s'apprécier : valeurs de croissance exposées aux marchés émergents en début d'année, Bund allemand, bons du Trésor américain, or… Ce premier paradoxe a fait tomber l'un des repères traditionnels des investisseurs. Il n'a pas été le seul.

La plupart des classes d'actifs (actions, obligations, matières premières ou devises) ont connu une année de forte volatilité. Certaines bougeaient en même temps, contrairement à la théorie financière convenue. "On a observé une montée de la corrélation entre classes d'actifs, qui a mis à mal le travail des gestionnaires dans l'allocation des portefeuilles", expliquait fin 2011 Philippe Ithurbide, responsable recherche d'Amundi.

Printemps arabe, dette de la Grèce ou perte du "triple A" par les États-Unis au mois d'août : la politique et la macro-économie ont occulté les nouvelles en provenance des entreprises, pourtant plutôt bonnes tout au long de l'année… Les investisseurs ont du coup passé leurs temps à accroître ou réduire le risque dans les portefeuilles. Un mouvement que les anglo-saxons, amateurs d'acronymes, ont baptisé "RORO" ("Risk On Risk Off") : la moindre bonne nouvelle était prétexte à acheter des actifs risqués (actions, matières premières). Le moindre coup dur justifiait de liquider ces actifs risqués pour se précipiter vers des valeurs dites "refuge" comme le yen, le franc suisse ou l'or.

Une année à oublier

Au final, pour l'investisseur en actions, l'année 2011 est à oublier. La plupart des places boursières ont bu le bouillon :

  • -17% au Japon (cumul des problèmes macro avec le tremblement de terre de Fukushima) ;
  • -14% pour l'Euro Stoxx 50 ;
  • -12,5% pour les marchés émergents (dont une chute de 17% à la Bourse de Hong Kong).

Quelques surprises ont toutefois marqué 2011. La Bourse américaine a fait preuve de résistance, malgré la perte du "triple A" et les craintes sur l'explosion de la dette publique américaine, qui a franchi courant 2011 la barre de 15.000 milliards de dollars.

L'autre surprise a été l'évolution des actions émergentes, qui ont fait moins bien que les actions des pays développés, alors que leurs perspectives de croissance sont bien meilleures.

Pourquoi ? Dans un monde financier globalisé, la croissance des émergents dépend des échanges commerciaux avec les pays développés. Enfin, le financement de nombreux projets dépend de financements occidentaux (bancaires notamment). Si les banques occidentales se désendettent (apparu nécessaire à l'été 2011), ces pays pourraient rencontrer des difficultés.

Un horizon d'investissement de plus en plus court

La proximité avec le krach de 2008 et les changements réglementaires ont poussé certains investisseurs longs de la Bourse (compagnies d'assurance) hors des marchés, laissant champ libre aux acteurs à horizon d'investissement plus court, explique un gérant alternatif basé à Paris.

On observe aujourd'hui une intervention croissante de programmes informatiques dans les transactions boursières. Le "trading à haute fréquence" ferait 60 à 70% des volumes échangés à la Bourse de Paris, participant à la perte de repères des investisseurs traditionnels. Pour éviter le piège de séance très volatiles, certains investisseurs ont eu tendance à ne pas acheter directement les actions, mais à les jouer via produits dérivés (options, futures). D'où l'ampleur des variations quotidiennes de certaines valeurs et la faiblesse des volumes d'échange.

Des valeurs refuge devenues encore plus chères

Les valeurs refuge ont été plébiscitées. L'or a progressé de 10%, à la suite d'un parcours très volatil, puisque le métal jaune a frôlé la barre des 2.000 dollars au plus fort de la crise de la dette, avant de terminer l'exercice à 1.530 dollars. Le yen (+5,9%) et le franc suisse ont été recherchés quand la crise de la dette en zone euro battait son plein. À l'inverse, l'Euro a fini l'année sur -3,2%.

Au sein des obligations, bons du Trésor et Bund ont aussi joué un rôle protecteur, les portant à de nouveaux records de valorisation (rendement du Bund entre 3,3% et 1,7%). Les investisseurs ont privilégié les maturités longues (+17% pour le 10 ans , +1,5% pour le 2 ans), et arbitré les actions en faveur du crédit d'entreprise (obligations d'entreprise de qualité et obligations à haut rendement).

Dans les matières premières, ce fut contrasté : un rallye en début d'année, avec le pétrole (printemps arabes) et les métaux porté par les espoirs de reprise de l'activité. Au second semestre, la montée du dollar a coïncidé avec une rechute des cours. Les investisseurs en quête de protection ultime (le monétaire) et voyant le risque inflationniste s'éloigner, ont-ils liquidé leurs positions pour se réfugier sur des valeurs plus solides?

Bizarrement, cette année volatile n'a pas profité à l'industrie des hedge funds, qui finit 2011 dans le rouge (-7,4% pour le DJ CS Core Hedge Fund Index), plus de gros "accidents industriels" (cas de Paulson & co par exemple). En 2011 regarder les "fondamentaux" des entreprises n'a plus été une source de création de valeur, dès que les enjeux macro ont repris le dessus. Et cela devrait aussi être le cas en 2012.

Jocelyn Jovene