Diversifier, règle d’or de l’investissement

Dans le domaine de l’épargne financière, personne n’a encore trouvé de meilleur moyen pour protéger ou pour améliorer son pouvoir d’achat ...

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Quelqu’un qui, à travers les époques, saurait systématiquement passer, au bon moment, d’un pays à l’autre ou d’un secteur d’activité à l’autre, d’un support de placement à l’autre ou d’une valeur à l’autre pourrait, en théorie, se passer d’appliquer le principe de base de la diversification. En effet, cette personne serait toujours positionnée sur le segment de marché le plus performant ! Or, l’expérience enseigne que cela n’est pas possible, et ce d’autant moins que certains événements, notamment géopolitiques, qui peuvent être dévastateurs pour les marchés, sont imprévisibles. En revanche, combiner différentes solutions entre elles, en termes de risque et d’horizon de placement, a une forte probabilité de porter ses fruits dans la durée.

Identifier ses objectifs

Dans un portefeuille de titres, par exemple, pour les spécialistes qui se sont penchés sur la question, ce qui compte, c’est moins les choix de valeurs une à une que l’allocation d’actifs dans son ensemble. Un alliage est plus robuste que chacune de ses composantes ! Cela dit, il y a tellement de possibilités qu’il ne serait pas judicieux d’en choisir un nombre trop important, ne serait-ce que pour éviter les doubles emplois. L’idéal est d’identifier ses objectifs et, ensuite, de ne pas retenir ce qui ne correspond pas à ses besoins ou ce l’on ne comprend pas. Il convient donc d’avoir une idée précise de ce qui est prioritairement souhaité lorsqu’il s’agit de placer des capitaux : plus-values, revenus, performance absolue (gestion décorrélée des grandes tendances de marché), sécurité. Il faut aussi regarder les frais et les aspects fiscaux dont la plupart des formules s’assortissent.

Pour réaliser une « bonne » allocation, il faut partir du sans risque ou du court terme (livret A, comptes à terme bancaires, supports monétaires…) pour aller vers le long terme (actions, fonds d’actions, fonds diversifiés…), en passant par le moyen terme (fonds flexibles, fonds obligataires…). Plus l’horizon de placement est court, plus le risque de perte doit être faible, voire inexistant. Il est possible d’opter pour une diversification en faisant une sélection de produits spécialisés ou en choisissant un produit diversifié « clé en main » dans lequel, en outre, la volatilité est mieux contrôlée.

Aucune solution n’étant exclusive, un épargnant avisé détiendra des produits de court terme (même s’il les garde longtemps, ce qui est d’ailleurs souvent le cas), des produits de moyen terme et, principalement au travers d’enveloppes fiscales telles que le PEA et l’assurance-vie (sans oublier, le cas échéant, l’épargne d’entreprise), des produits de long terme. La diversification financière sera d’autant plus solide qu’elle sera à la fois répartie sur plusieurs types de supports et évolutive.

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