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Smalls et Mid caps : les valeurs recommandées par les experts

Victoire de Trogoff gérante actions européennes et Hubert Tassin font le point sur les valeurs qui leur semblent intéressantes pour les investisseurs.

Avez-vous connaissance de petites valeurs peu risquées sur lesquelles l'investisseur particulier pourrait investir sur le long terme ?

Victoire de Trogoff - La valeur qui va multiplier sa valeur par deux, trois ou quatre fois dans un portefeuille, c’est la valeur que tout le monde recherche ! Je gère un portefeuille investi sur quatre-vingts valeurs. Le portefeuille est equi-réparti sur chacune de ces valeurs afin que la diversification puisse jouer son rôle à plein.

Quatre-vingts valeurs, n’est-ce pas beaucoup ? Certaines théories estiment qu'au-delà de huit, douze, quinze valeurs la diversification n’est plus assurée.

Victoire de Trogoff - Je ne suis pas sur la théorie mais sur la pratique. Je gère maintenant depuis près de dix ans. Cette manière de gérer me permet d'être cent pour cent dépendante des entreprises dans lesquelles j'investis et pas des pays, des secteurs et autres facteurs. En fait, tout mon risque n'est que sur les valeurs.

Comment est-ce que vous travaillez au quotidien ? Comment vous viennent vos idées d’investissement ?

Victoire de Trogoff - Une journée type est à 95 % constituée de rencontres avec du management. Par exemple, hier j’ai rencontré trois CEO de trois entreprises européennes. Ce sont des rencontres passionnantes avec des dirigeants.

À l’issue de ces rencontres, est-ce que vous sortez souvent convaincue par le management ? Est-ce que vous vous dites immédiatement que vous allez investir dans leur entreprise ?

 Victoire de Trogoff - En l'occurrence, les trois CEO que j'ai rencontrés hier sont trois CEO de valeurs qui sont déjà dans le portefeuille.

Il ne s'agit pas toujours de faire tourner le portefeuille et de chercher de nouvelles idées. Il faut aussi construire sa conviction. Par exemple, pour une société qu'on a en portefeuille depuis des années, rencontrer le CEO permet d’approfondir la compréhension de l’entreprise. Lorsqu'il y a des crises, lorsqu'il y a des aléas, de la volatilité, cette connaissance approfondie de la société permet d’être droit dans ses bottes : on connaît les fondamentaux de la société dans laquelle on a investi et on ne panique pas.

Est-ce que ça veut dire que la relation humaine est très importante ?

Victoire de Trogoff - Oui. Mais il faut se garder de trop réagir par rapport à l'impression que l'humain va vous faire. Rencontrer les managements cela vient après avoir fait l’analyse détaillée des dix ans de compte etc.

Si on répond à la question d'Eliot, quelles sont les petites valeurs non risquées que vous recommanderiez ?

Victoire de Trogoff - Par définition, le sûr n'existe pas ! Mais, il y a plein de valeurs dont on peut parler. En revanche, le fonds que je gère représente deux milliards d'euros donc ça me limite en termes de liquidité : je ne peux donc pas investir sur des valeurs inférieures à un à deux milliards de CAPI… On sort donc du champ des petites valeurs…

Quelles seraient vos recommandations à vous Hubert Tassin concernant les smalls and mids caps ?

Hubert Tassin - Tout d’abord, une chose : il faut bien garder à l'esprit que les smalls et mids cap sont des paris.

En ce qui me concerne, j'aime bien l'aéronautique. Au sein de ce secteur, Techno Air est une valeur qui a des risques - notamment liés à la structure de son bilan - mais qui bénéficie de croissance de l’aéronautique et indirectement de l'effet dollars qu'il y a sur airbus - c'est un exemple.

Autre chose, l'impression 3D va être une révolution. En France, le Groupe Gorgé essaye de la lancer parallèlement à son activité dans la sécurité qui elle, est assez sûre. Mais cela reste de la spéculation. Il faut bien être conscient que lorsque vous investissez une petite valeur, c'est d'abord de la spéculation.

Victoire de Trogoff - Les valeurs que je peux vous citer ne sont pas de petites valeurs… de plus comme j’investis en Europe, elles ne sont pas nécessairement françaises. Je peux néanmoins vous parler de Berenzen par exemple. Berenzen est une société cotée au Royaume-Uni. C'est l’équivalent du Helice de la filiale d'Eurazeo. Helice étant le service de la gestion des textiles pour le compte des hôtels et des restaurants - ils possèdent le linge, le lavent et le louent pour des durées de trois ans.

Ce sont des business avec beaucoup de capitaux investis dans les blanchisseries dans lesquelles il faut faire tourner tout ce linge. Mais ce type d’activité est extrêmement rentable. Bereznen a de plus une très belle part de marché. Avec ce type d’entreprise, nous sommes en présence de business très visibles, très rentables avec une belle croissance qui vient de la poursuite de la sous-traitance de cette fonction-là (certains hôtels assurent encore la gestion de leur linge).

Cette société est cotée en bourse au Royaume-Uni. À mon sens, c'est une société méconnue très intéressante.

Au sein du Royaume Uni, il existe beaucoup de petites valeurs très intéressantes. Par exemple, une valeur que j'aime beaucoup : Inchcape. C'est un distributeur automobile. A priori, c'est extrêmement cyclique. Certes son activité de concessionnaire automobile est un peu aléatoire. Mais Inchcape assure tout ce qui est contrôle technique et donc le service récurrent. Cela leur assure plus de 50 % des résultats. Inchcape est une valeur qui souvent est pénalisée par une perception d'un business très cyclique mais qui a en fait un flux de revenu très visible et sous valorisé.

Si en prenant l'exemple de l'action Air liquide qui distribue une action gratuite pour dix tous les deux ans, j'arrive à obtenir un portefeuille de trois mille actions, je vais obtenir trois cents actions en deux ans soit cent cinquante chaque année soit environ quinze mille euros. Cela représente un revenu de 1 250 euros par mois sans même tenir compte des dividendes. Ce calcul d'enrichissement est-il pertinent ?

Hubert Tassin - Oui et non.

Oui en apparence. Mais en réalité, Air liquide prend le camembert et le coupe en plus de morceaux. Ce qui est vrai, c'est que c'est sécurisant pour l'actionnaire de voir un cours qui progresse. Alors, au lieu d'avoir effectivement une valeur qui pourrait valoir un jour 500 euros, Air Liquide se remet sur un cours plus habituel.

Air Liquide investit de manière permanente sur l'actionnaire individuel. Il y a par exemple un dividende majoré. Le petit actionnaire individuel est le garant de leur indépendance. Air Liquide a été attaqué plusieurs fois et à chaque fois c'est la structure de son actionnariat qui lui a permis de répondre. Mais le mot gratuit est trompeur… Ce ne sont pas des distributions gratuites on divise par davantage de parts la même somme.

Victoire de Trogoff - Si on peut en profiter pour dire un mot sur le secteur des gaz industriels, c'est un secteur que j'aime beaucoup.

Je n'ai pas d’Air Liquide mais j’ai Linde en portefeuille : l’Air Liquide allemand. Toutes les industries ont besoin de gaz industriels. Elles en ont besoin lorsqu'elles investissent donc ils servent le CAPEX mais aussi les OPEX c’est-à-dire les entreprises opèrent leur business. Ils ont donc une exposition à la production industrielle quelle qu'elle soit.

Ce qui est formidable, c'est cet oligopole : un secteur composé de quelques acteurs américains et de quelques acteurs européens qui ont tous beaucoup investi. Aujourd'hui - un peu grâce à des actionnaires activistes aux États-Unis qui les forcent à regarder un peu mieux la rentabilité des capitaux qu'ils ont investis - ils se rendent compte qu’il pourrait être judicieux de faire des échanges d'actifs et de mieux optimiser leur portefeuille d'activités entre eux.

Aujourd'hui l’ensemble de cet oligopole présente - je pense - une équation de création de valeur intéressante

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