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La Banque centrale européenne et ses missions

Quel est le rôle de la Banque centrale européenne (BCE) ?

BCE

Depuis la crise économique et financière de 2007-2008, les banques centrales jouent un rôle de plus en plus important, localement et internationalement. Les décisions de la Réserve fédérale américaine (Fed), de la Banque populaire de Chine (BPC) et de la Banque centrale européenne (BCE), notamment, sont guettées et commentées dans le monde entier, tant leur influence, réelle ou supposée, est grande pour les économies et les marchés financiers.

Pouvoir d’achat et stabilité des prix

Pour qui s’intéresse un tant soit peu à la vie économique, il était difficile de passer à côté des discours, généralement surmédiatisés, d’Alan Greenspan ou de Ben Bernanke, anciens présidents de la banque centrale américaine. Aujourd’hui, il est devenu impossible de ne pas entendre parler des déclarations de Janet Yellen, l’actuelle présidente de la Réserve fédérale américaine (Fed), et de Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE), à chaque fois qu’ils se prononcent.

Rappelons qu’une banque centrale est une institution chargée par un Etat ou, s’il s’agit d’une zone monétaire, de plusieurs Etats d’appliquer une politique monétaire et de veiller à ce que la croissance économique soit équilibrée dans un cadre de développement durable. Elle a le pouvoir d’émettre de la monnaie (sans elle, pas de billets de banque !) et de fixer les taux d’intérêt. Elle supervise le fonctionnement des marchés financiers et s’assure du respect des réglementations prudentielles auxquelles les banques sont soumises. En outre, en cas de risque élevé de crise systémique, elle assume le rôle de prêteur en dernier ressort.

La Banque centrale européenne (BCE) est la banque centrale responsable de la monnaie unique européenne, à savoir l’euro. Sa principale mission consiste à maintenir le pouvoir d’achat de l’euro et la stabilité des prix dans la zone euro. Cette région du monde regroupe dix-neuf pays (sur vingt-huit en Europe), contre onze à l’origine, en 1999, même si l’euro en espèces sonnantes et trébuchantes n’a circulé qu’à partir de 2002. Le conseil des gouverneurs se réunit habituellement deux fois par mois, au siège de Francfort-sur-le-Main. Il prend ses de décisions de politique monétaire toutes les six semaines. Une conférence de presse, présidée par le patron de l’institution, est organisée avec la même fréquence. La Banque centrale européenne (BCE) œuvre au service des citoyens européens. Elle est formellement responsable devant eux par l’intermédiaire du Parlement européen.

Injections de liquidités

Précisons que l’ensemble formé par la Banque centrale européenne (BCE) et les banques centrales nationales constitue l’Eurosystème, dont l’objectif est, pour l’essentiel, de sauvegarder la valeur de l’euro. Un mécanisme de surveillance (qui implique également les autorités compétentes nationales) contribue à la stabilité du système financier au sein de l’Union européenne. L’Eurosystème coexistera avec le Système européen de banques centrales (SEBC) tant qu’il y aura des Etats-membres de l’Union européenne qui ne font pas partie de la zone euro.

Comme tous les pays dans le monde ne sont pas logés à la même enseigne du point de vue de leur cycle économique, les politiques des banques centrales ne sont pas toutes identiques au même moment. Ainsi la Banque centrale européenne (BCE) a-t-elle commencé à prendre des mesures de politique monétaire dites « non conventionnelles » au premier trimestre 2015 (1.140 milliards d’euros d’injections  mensuelles de liquidités au total, jusqu’en septembre 2016), alors que la Réserve fédérale américaine (Fed) a déjà bouclé, outre-Atlantique, trois périodes de quantitative easing. Résultat, le bilan de cette dernière a plus que quintuplé en six ans, pour atteindre 4.500 milliards de dollars ! Il faut savoir qu’un assouplissement quantitatif se traduit, en effet, non seulement par une dépréciation de la devise (ce qui rend les entreprises exportatrices plus compétitives), mais également par une expansion du bilan d’une banque centrale. C’est la conséquence des acquisitions de différents types d’actifs, comme des titres de créances obligataires.

Le mandat qui consiste à assurer la stabilité des prix en contrôlant l’érosion monétaire n’étant plus vraiment d’actualité, l’inflation étant tombée trop bas (ce qui, inversement, laisse planer la menace déflationniste), les autorités monétaires européennes veulent désormais faire repartir les indices de prix. Ce qui n’est pas une entreprise aisée, ainsi que l’illustre l’exemple du Japon, qui n’a pu péniblement sortir de l’ornière de la déflation qu’au bout de deux décennies, grâce à la mise en œuvre de programmes gouvernementaux de plus en plus ambitieux. Les objectifs des institutions sont fixés par des statuts, mais ces statuts peuvent varier selon les époques. Nécessité fait loi !

Une indépendance totale

La Réserve fédérale américaine (Fed) avait aussi un mandat pour lutter contre l’inflation, en maintenant la stabilité des prix, lequel s’est progressivement transformé en mandat pour accroître le taux d’emploi, ce qu’elle est parvenue à faire, puisque le taux de chômage est aujourd’hui descendu à 5 % aux Etats-Unis. Si elle hésite depuis longtemps à remonter les taux des Fed Funds, c’est qu’elle semble maintenant se préoccuper de ne pas freiner la croissance mondiale, qui reste fragile (autour de 3 % en rythme annuel), et de ne pas déstabiliser les marchés émergents, qu’une hausse du dollar pénaliserait. La persistance de taux d’intérêt à long terme américains peu élevés semble aussi lui convenir. Une autre différence entre la BCE et la Réserve fédérale américaine (Fed) tient à leur degré d’indépendance du pouvoir politique. Si, pour la première, cette indépendance est totale, elle partielle pour la seconde, chez qui coexistent un Conseil fédéral des gouverneurs et douze banques fédérales (à capitaux privés).

Pour atteindre leurs objectifs, les banques centrales disposent de plusieurs instruments qui leur permettent de faire évoluer la masse monétaire en circulation et le coût des crédits (octroyés aux entreprises ou aux particuliers). Le principal outil est la détermination des taux directeurs, qui fixent le coût de refinancement (auprès d’elles) des banques commerciales. Le loyer de l’argent au jour le jour, actuellement négatif en zone euro, permet à une banque centrale de réguler l’activité d’un pays ou d’une union monétaire. Les spécialistes distinguent le taux de rémunération des dépôts, le taux de refinancement et le taux du prêt dit « marginal » (taux d’escompte). Quand les taux d’intérêt sont plus bas, meilleur marché est le coût du crédit, principal carburant de la croissance économique. Inversement, avec une augmentation des taux, la croissance ralentit, car la demande est contenue, et le risque d’une surchauffe et d’une résurgence de l’inflation s’éloigne.

Les banques centrales fixent également le niveau des réserves obligatoires (dépôts que chaque banque doit effectuer sur son compte à la banque centrale dont elle dépend), les opérations d’open market (achat et vente de titres, ce qui modifie la liquidité et le rendement des titres) et les interventions sur le marché des changes, sans parler de la gestion des réserves d’or. Politique monétaire et politique budgétaire forment ce que les professionnels appellent le policy-mix.