Qu'est-ce que sont les OPCVM flexibles ?

La Bourse peut être le théâtre de sévères chutes des cours. Pour éviter de faire subir de forts décrochages aux porteurs de parts d’OPCVM,...

OPCVM flexibles

Entre septembre 2000 et mars 2003, l’indice Cac 40 a reculé d’environ 65 %. Une aussi longue période de descente (deux ans et demi) a fait réfléchir les promoteurs de Sicav et fonds. Quand un professionnel gère un portefeuille dont l’évolution dépend du comportement d’un marché, il est en quelque sorte « prisonnier » de ce marché. Et, par contrecoup, les épargnants en suivent eux aussi l’orientation, pour le meilleur et pour le pire. Si elle progresse quand les cours montent, la valeur liquidative d’un OPCVM classique se replie quand ceux-ci piquent du nez. Pour être éligible au PEA (plan d’épargne en actions), par exemple, un fonds doit en permanence détenir au moins 75 % d’actions européennes. Difficile alors de ne pas être éclaboussé si les places boursières européennes plongent.

De 0 % à 100 % d’actions

L’objectif d’un fonds flexible est d’accompagner les hausses et de limiter l’impact des baisses des actifs risqués, bien que ceux-ci soient les plus rémunérateurs sur le long terme. Dans la durée, il s’agit de battre un indicateur de référence composite, sans en reproduire la structure ni s’inspirer de sa ventilation géographique ou sectorielle.

Les « vrais » fonds flexibles peuvent soit pleinement s’exposer aux actions, soit être totalement liquides, soit combiner différents segments de marché, de ceux qui présentent le plus de risque de perte en capital (actions) à ceux qui ne sont pas risqués (monétaire). Tout est affaire d’époque et d’anticipation. Plus le gérant est confiant dans le potentiel des actions, plus le taux d’exposition à cette classe d’actifs peut être élevé. Celui-ci peut atteindre 100 %. La part dédiée aux actions peut être constituée de valeurs choisies ou de parts d’OPCVM sélectionnés, en interne ou à l’extérieur (architecture ouverte). Un fonds flexible doit être piloté de façon réactive. Le taux d’exposition aux actions peut ainsi être rapidement modifié, augmenté ou diminué, jusqu’à descendre à 0 %, en cas de « stress » des marchés (comme fin 2008).

Optimiser le couple rendement/risque

Tous n’étant pas logés à la même enseigne, les fonds flexibles enregistrent des scores hétérogènes. Les mieux classés ont, ces dernières années, pu obtenir des performances de l’ordre de 7 % en moyenne annuelle, avec une volatilité plus de deux fois inférieures à celle des actions. Un fonds flexible récemment promu par un grand réseau de collecte vise une performance annualisée de 5 % au-delà de l’Eonia (Euro OverNight Index Average, ou taux du marché interbancaire au jour le jour), lequel était, en juillet 2014, inférieur à 0,03 %.

Ce fonds intervient dans les marchés internationaux obligataires, monétaires, actions et devises. À partir de son analyse macroéconomique et du suivi de la valorisation des classes d’actifs, l’équipe de gestion met en place une gestion flexible, afin d’optimiser à tout moment le couple rendement/risque. L’allocation est construite en fonction des convictions des gérants et des niveaux de risque des actifs. La gestion diversifiée et réactive permet de s’adapter aux mouvements de marché en vue de rechercher une performance durable.

Les fonds flexibles sont des supports à privilégier pour le long terme dans une optique patrimoniale.

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