Définition et fonctionnement des OPCVM obligataires

Les OPCVM obligataires sont gérés par des spécialistes des marchés de taux d'intérêt. Ils sont généralement composés de titre...

Les OPCVM obligataires

Gérés par des spécialistes des marchés de taux d’intérêt, les organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) obligataires offrent la possibilité de bénéficier d’expertises souvent pointues dans un domaine où les techniques de gestion sont généralement sophistiquées.

OPCVM : plusieurs variantes d’emprunts

Les OPCVM obligataires permettent de bien répartir les risques, car ils rassemblent plusieurs dizaines de lignes et, parfois, regroupent même plus d’une centaine de positions. Si un émetteur sélectionné dans un portefeuille faisait défaut, l’impact sur la valeur liquidative du support concerné serait ainsi atténué.

Une obligation est un titre de créance. L’emprunteur verse des intérêts jusqu’à l’échéance du remboursement. Les deux principales catégories d’obligations classiques sont les obligations à taux fixe et les obligations à taux variable. Les OPCVM sont classés en fonction des marchés dans lesquels ils investissent, chacun d’entre eux étant assorti de risques spécifiques. Différents segments de marché sont représentés : dette souveraine (emprunts d’État), dette privée (emprunts d’entreprises), obligations indexées contre l’inflation, haut rendement et obligations convertibles (sous-entendu en actions), notamment.

Naturellement, les taux d’intérêt ne se limitent pas à un pays ou à une région du monde. L’univers est très large, du court terme au long terme, de la zone euro à la diversification internationale, avec nombre de familles de produits liées aux devises. Dans certains cas, les portefeuilles sont couverts contre le risque de change. Au total, il existe plusieurs milliers d’OPCVM disponibles à la vente en France dans la classe d’actifs obligataire.

La sensibilité est un bon indicateur de risque

Contrairement à une idée répandue, les obligations ne sont pas exemptes de risque de perte en capital à tel ou tel moment. Si les taux d’intérêt à l’émission montent, les cours des emprunts à taux fixe existants (qui rapportent moins) baissent, de façon que leur rendement s’ajuste aux nouvelles conditions de marché. Inversement, si les taux d’intérêt à l’émission baissent, les cours des emprunts à taux fixe existants (qui rapportent plus) montent, car les rendements, toutes choses égales par ailleurs, s’achètent au même prix.

Grâce à une durée d’immobilisation théoriquement plus longue (deux ans et plus), les OPCVM obligataires assurent une croissance du capital investi nettement plus importante, en moyenne, que les OPCVM monétaires. En effet, le risque pris doit être rémunéré. Dans l’univers obligataire, les emprunts les moins risqués sont les emprunts d’État, mais ils rapportent aussi moins que les emprunts privés, plus risqués. Le degré de risque varie selon la sensibilité du portefeuille. La sensibilité est un indicateur de risque qu’il est donc important de connaître. Elle mesure la répercussion qu’a une variation de 1 %, à la hausse ou à la baisse, sur la valeur liquidative d’un OPCVM. Une sensibilité de six, par exemple, signifie que la valeur liquidative gagne ou perd mécaniquement 6 %, dans l’hypothèse où les taux d’intérêt sont en baisse ou en hausse de un point de pourcentage.

Le DICI (document d’information clé pour l’investisseur), qui caractérise de façon standardisée, synthétique, chaque produit, et le prospectus, autre document d’information destiné au public, expliquent tout ce que l’investisseur doit savoir avant de souscrire. L’objectif de gestion de tout OPCVM, en particulier, doit être précisément appréhendé. Sauf si le souscripteur sait exactement ce qu’il cherche et n’ignore pas le risque qu’il encourt, les OPCVM qui combinent dette souveraine et dette privée peuvent être privilégiés, que ce soit sur le plan européen ou sur le plan international.

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