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Vous souhaitez placer votre argent et pouvoir en disposer librement ? Trois types de solutions d’épargne s’offrent à vous : les livrets réglementés, les livrets d’épargne fiscalisés, l’assurance-vie…

L’épargne de précaution : indispensable pour faire face aux imprévus

Personne n’est à l’abri d’un coup dur. À tout âge, il est préférable de disposer d’une épargne de précaution avant de se lancer dans des placements sur le plus long terme. Cette épargne doit être mobilisable dès que le besoin s’en fait sentir (travaux d’équipement, période de chômage…). On conseille généralement de conserver par-devers soi trois mois de salaire, pour pouvoir faire face aux imprévus. L’idéal pour placer ces sommes ? Des produits d’épargne sûrs, liquides et disponibles. En la matière, ce sont toujours les livrets qui tiennent le haut du pavé.

Les livrets réglementés : comment ça marche ?

Les livrets réglementés sont ceux dont les principales caractéristiques, et notamment le taux de rendement, sont fixées par l’Etat. Il s’agit :

Tous ces livrets sont d’une utilisation très simple. Aucun frais au moment du versement n’est facturé, 100 € versés sont donc 100 € investis. C’est important à souligner surtout si vous retirez de l’argent rapidement. Les établissements ne prélèvent pas non plus de frais ou de pénalité en cas de retrait. Et surtout, vos intérêts sont totalement exonérés d’impôt mais aussi de prélèvements sociaux. Seul souci, le taux de rémunération à 0,50 % depuis le 1er février 2020 qui ne permet pas de se protéger de l’inflation. Attention, tous ces produits sont plafonnés -hors prise en compte des intérêts-, à 22 950 € pour le livret A et 12 000 € pour le LDDS.

Les livrets bancaires fiscalisés : quelles caractéristiques ? Quels avantages ?

Les livrets d’épargne fiscalisés sont les autres livrets dont les banques fixent librement la rémunération et dont le plafond est souvent très élevé. Ils peuvent être intéressants si vous avez atteint les plafonds sur les livrets réglementés. Ces placements peuvent avoir des taux promotionnels attractifs mais sur quelques mois seulement, généralement de 3 à 6 mois au maximum. Mais ces livrets sont fiscalisés. Pour rappel les intérêts sont soumis à un prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30% (soit 12,80 % au titre de l’impôt sur le revenu et 17,20% au titre des prélèvements sociaux). Si vous souhaitez placer votre argent pour une durée supérieure, il faudra tenir compte du taux standard qui rémunérera votre épargne après l’offre promotionnelle. Dans le contexte actuel de taux bas, ils sont très loin de couvrir le niveau d’inflation. Mais à défaut d’une rémunération attractive, ces produits vous permettent au moins de disposer de votre argent quand vous voulez, et là aussi sans frais ni pénalité.

Fonds en euros et PEL : des solutions à utiliser avec discernement

Si l’on souhaite une épargne disponible mais une rémunération supérieure à celle des livrets, d’autres solutions peuvent être envisagées, comme le fonds en euros du contrat d’assurance-vie ou le plan d’épargne logement (PEL). Souvent beaucoup moins souples, ces alternatives nécessitent d’en connaitre le fonctionnement et les garanties applicables à leur rémunération.

L’assurance-vie

L’utilisation du fonds en euros de votre contrat d’assurance-vie, dans l’espoir d’une meilleure rémunération est à envisager sur du moyen terme (2-3 ans) et à privilégier si 8 ans se sont écoulés depuis son ouverture afin de profiter d’un régime fiscal optimal. Veillez à vérifier les conséquences fiscales ou patrimoniales de votre retrait ainsi que les formalités et délais de remboursement* de votre épargne qui, selon les compagnies d’assurance, peuvent atteindre deux à trois semaines. En raison des abattements en vigueur après 8 ans sur les gains (4 600 et 9 200 € selon la situation familiale), ces derniers peuvent n’être alors soumis qu’aux prélèvements sociaux. Au-delà, selon les cas, les taux d’imposition sont à 7,50 % ou 12,80 %. Avant huit ans, il convient en cas de retrait de faire une simulation pour connaître l’impact fiscal.

Le PEL

Le plan d’épargne logement (PEL) peut être un très bon produit d’épargne, même si vous n’avez aucun projet immobilier. Si la rémunération des plans ouverts depuis le 1er août 2016 est de 1 %, les PEL antérieurs continuent à faire bénéficier leurs détenteurs du taux de la date d’ouverture du plan, par exemple 2,5 % pour ceux ouverts entre le 01/08/2003 et le 31/01/2015. Soumis aux prélèvements sociaux, le rendement net reste de 2,07 %. Tout cela est sans risque sur le capital exactement comme les livrets. Mais il ne faut pas avoir besoin d’argent, car il manque cruellement de souplesse : si l'argent n'est jamais totalement bloqué, le fait d’en retirer sur son PEL entraîne sa clôture, et, avant deux ans, le rendement est recalculé au taux du compte épargne logement (CEL).

Pour rappel, les PEL ouverts à compter du 1er janvier 2018 sont imposés dès la première année (PFU global de 30 %) alors que ceux ouverts jusqu'au 31 décembre 2017 bénéficient d'une exonération d'impôt sur le revenu jusqu'au douzième anniversaire du plan.

 

Quelle que soit la formule choisie, avant d’effectuer un versement, n’oubliez pas d’en analyser les conséquences en cas de retrait ou rachat, en terme de rendement mais aussi les conséquences fiscales ou patrimoniales.

*L’article 49 de la loi dite "Sapin II", publiée le 10 décembre 2016 (article L612-33 7° du Code monétaire et financier) donne au Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) la possibilité de bloquer temporairement (trois mois renouvelables une fois) les mouvements de retraits en cas de situation exceptionnelle, comme une hausse brutale des taux d'intérêt.