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16 mars 2022

La Rédaction

Une étude menée par l’ObSoCo (Observatoire Société et Consommation) semble confirmer le virage pris par les Français.1

Revenir à l’essentiel

On observe d’abord un retour à l’essentiel pour de nombreux Français. 8,9 millions d’entre eux ont ainsi décidé de ne plus acheter que le minimum. Ce retour à l’essentiel se manifeste également par un recentrage sur soi. 6,6 millions ont décidé de se mettre au sport. 3,7 millions ont décidé de pratiquer la méditation. Et 2,9 millions ont choisi de mieux contrôler ou limiter le temps passé sur internet.

Davantage de fait maison

8,3 millions de Français ont décidé de changer leur façon de manger et de préparer leurs repas. 

Un chiffre qu’il convient de rapprocher de l’enquête qualitative que Santé Publique France a menée auprès d’une communauté en ligne. Réalisée lors du premier confinement, en avril 2020, cette étude fait état d’une envie de cuisiner davantage qui "s’explique grâce au temps disponible et du fait de la présence de tous les membres du foyer à tous les repas."  Les difficultés à s’approvisionner, liées aux  pénuries ponctuelles et à la difficulté de trouver des aliments bon marché, ont aussi pu conduire les Français à pratiquer davantage le fait maison. Résultat, les ventes de petit électro-ménager ont décollé pendant les différentes périodes de confinement !

Revers de la médaille, l’ennui et le stress liés à la pandémie ont également pu accentuer la tendance au grignotage. 22% des personnes interrogées post-confinement déclarent grignoter entre les repas plus que d’habitude et 27% affirment avoir pris du poids selon CoviPrev, une autre enquête de l’agence publique.

Les entreprises non vertueuses pointées du doigt

6,2 millions ont résolu de boycotter certaines marques ou entreprises. Ce comportement de consommation procède du Name and Shame. En plein essor grâce aux réseaux sociaux, le Name and Shame peut rejoindre le domaine pénal avec la diffusion numérique d’une décision de condamnation pénale.

Bon à savoir 

Le Name and Shame ("nommer et couvrir de honte") est une tendance importée des pays anglo-saxons. Par exemple, le gouvernement britannique a récemment établi une liste d’entreprises accusées de mal rémunérer leurs collaborateurs. 

Cette pratique consiste à miser sur l’opinion publique, plutôt que des actes contraignants sur le plan juridique. Désormais, la consommation peut être conçue comme un acte militant et un levier de transformation de la société. Attention toutefois à ne pas tomber dans la diffamation, un champ juridique strictement encadré.

https://lobsoco.com/nouvelles-vies-francaises/

https://www.santepubliquefrance.fr/presse/2020/confinement-quelles-consequences-sur-les-habitudes-alimentaires

Crédit photo : Getty images