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Les épargnants vont-ils continuer à renoncer à placer une partie de leur épargne en privilégiant les dépôts à vue ?

Le bas niveau des rendements des produits d’épargne sans risque amène de nombreux Français à ne plus prendre la peine de placer leur argent. C’est ce que traduisent les montants laissés par les épargnants à portée de main sur leurs comptes courants. Ce sont eux qui ont enregistré en 2016 les flux les plus importants. Jusqu’à quand ? Leur comportement va-t-il évoluer en 2017 ? La hausse de l’inflation et des taux pourrait-elle changer la donne ?

Des flux très importants depuis 2015

Comme l’année précédente, en 2016 les Français ont préféré thésauriser plutôt que d’investir. Les dépôts à vue ont ainsi à nouveau drainé des montants très importants : selon les chiffres de la Banque de France, les ménages ont accru leurs dépôts à vue de 33,7 milliards d’euros, après les avoir accrus de 36 milliards d’euros en 2015 (soit le double de l’année 2014).

En termes de flux il s’agit donc bien du placement 2016 préféré des Français, si l’on prend en comparaison les chiffres d’autres produits pas ou peu risqués. L’épargne logement a drainé 18,4 milliards d’euros de flux en 2016, et pour les fonds en euros de l’assurance-vie, la collecte nette a été de 25,5 milliards d’euros.

En termes de stock, à la fin de l’année 2016, ce sont donc près de 415 milliards d’euros qui reposaient sur les comptes courants !

Moins d’opportunités de placement

Ces chiffres élevés traduisent une démotivation des épargnants qui estiment que le fait de laisser dormir de l’argent sur un compte-courant ne fait pas "perdre" beaucoup d’argent en période de rendements en baisse des produits d’épargne, et de faible inflation comme en 2016. En d’autres termes : pourquoi épargner sur des placements qui rapportent peu ?

Si les épargnants optent pour la non rémunération et le non-risque c’est qu’ils apprécient la disponibilité immédiate des dépôts sans formalités. Ils sont peu motivés à sortir de l’argent de leur compte même si en 2016 le livret A est resté compétitif en taux réel (inflation basse) et que le rendement moyen brut des fonds en euros a été de 1,80 % (source FSA).

En attendant que les taux remontent

On peut légitimement se demander dans quelles conditions les Français retrouveront le chemin des placements alors qu’un environnement persistant de taux bas ne les a pas réellement poussés à se positionner davantage sur des actifs plus risqués.

Dans une étude publiée en 2016, la Caisse d’épargne étudiait le comportement de ses clients dont les encours sur les comptes courants étaient en augmentation. Il ressortait que pour la moitié des personnes interrogées, le niveau de taux psychologique qui permet un changement de comportement d’épargne est fixé à 3,5 %. Une perspective bien haute !

Si l’on en croit ce niveau, et le niveau des taux actuels, les Français ne devraient pas encore se détourner massivement des dépôts à vue…

Vers une hausse du taux du livret A ?

Depuis la fin de l’année, la collecte du livret A s’est redressée, ce qui a été confirmé le mois de janvier 2017. Une remontée prochaine (en août prochain ?) de son taux de rémunération devrait lui permettre de confirmer ce redressement et pourrait réduire la collecte des dépôts à vue.

Les derniers chiffres de l’inflation traduisent en effet une nette remontée des prix à la consommation.

Sur un an « ils accéléreraient nettement en janvier 2017 (+1,4 % après +0,6 % en décembre 2016) selon l'estimation provisoire réalisée fin janvier. L'inflation atteindrait ainsi son plus haut niveau depuis novembre 2012. », indiquait récemment l'INSEE.

Bonne raison d’accorder un peu plus d’intérêt au rendement net d’inflation.

Rappelons que la formule de calcul du taux du livret A a fait l’objet de deux modifications en novembre 2016. En premier lieu les indices d’inflation et de taux monétaires utilisés ne seront plus basés sur le dernier mois connu mais sur une moyenne sur 6 mois. Ensuite la majoration de 0,25 % au-delà de l'inflation ne s’appliquera plus en cas d'écart supérieur à un quart de point entre l'indice des prix et celui des taux monétaires.

L’assurance-vie indétrônable en termes d’encours

Bien sûr en termes de stock l’assurance reste de loin le placement préféré des Français avec un encours fin 2016 de 1 632 milliards d’euros (chiffres FSA).

Une des grandes inconnues reste le comportement des épargnants vis-à-vis de l’assurance-vie alors que plusieurs factures négatifs ont continué à impacter la collecte des fonds en euros mais aussi de l’assurance-vie en général : baisse des rendements des fonds euros mais aussi impact récent du vote de la loi Sapin 2 et bien sûr incertitudes actuelles sur la pérennité de son régime fiscal liées au contexte électoral.