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Les français restent attachés aux paiement en espèces, pour leurs achats quotidiens.

Avec l’accroissement des paiements par carte bancaire et le développement de méthodes de paiement alternatives, l’argent liquide perd du terrain. Si l’avenir des espèces est souvent au cœur des débats, les français ont confiance dans le cash et y restent majoritairement attachés au moins pour les montants les moins élevés, confirme une étude IFOP* pour Brinks. Décryptage des relations des français avec les espèces.

Les Français paient les petits montants en espèces

Les Français continuent à privilégier les espèces pour les transactions du quotidien de petit montant. Ils sont très nettement majoritaires (86 %) à utiliser du cash quand il s’agit de "petites" dépenses dans les commerces de proximité.

L’utilisation des espèces reste largement dominante sur les paiements inférieurs à 20 euros, mais le paiement sans contact a un impact croissant sur ce segment. La carte et plus marginalement le mobile gagnent du terrain mais restent toutefois très minoritaires, ne représentant toutefois encore qu’un tiers des achats (31 %), contre 69 % pour le cash.

La concentration de l’usage du cash pour les petits montants est d’ailleurs une spécificité française. D’après une étude de la banque de France de 2017, le montant moyen de l’achat en espèces est de 7,50 euros en France contre 12,40 euros dans la zone euro. C’est la valeur moyenne la plus basse de tous les pays européens, avec celle du Portugal.

En ce qui concerne le montant détenu en cash par les Français dans leurs poches, il est de 42 euros en moyenne, provenant de 2 à 3 retraits par mois.

Quand paie t’on en cash ?

Dans son bulletin de novembre-décembre 2018, la Banque de France expose les déterminants de l’usage des espèces. Les caractéristiques sociodémographiques (genre, âge, revenu, profession) du consommateur ont peu d’impact. Ce sont les caractéristiques des transactions, le lieu et le type d’acha, qui sont plus significatives quant au choix des espèces plutôt que de la carte bancaire.

Selon les auteurs : « la part des paiements en espèces diminue lorsque la valeur de la transaction augmente, et elle s’accroît lorsque la transaction s’effectue dans un commerce de proximité. »

Le cash : un paiement qui apparait aux Français comme plus "sûr"

À l’heure du développement des achats en ligne et des moyens de paiement dématérialisés, le paiement en espèce apparait de plus en plus un moyen "sûr" de régler ses achats, et "difficilement falsifiable". Ils sont en effet 75 % à le penser contre 68 % en 2015.

Face à la crainte suscitée par les paiements dématérialisés, ils sont 87 % à juger indispensable de détenir des espèces pour faire face à une défaillance informatique mais c’est également pour 77 % d’entre eux un bon moyen de protection contre l'utilisation des données personnelles...

Un accès de moins en moins facile à l’argent liquide

L’accessibilité aux espèces est devenu un sujet sensible et 77 % des personnes interrogées considèrent que « les mesures visant à en limiter l’usage constituent une atteinte aux libertés individuelles ».

La même proportion de Français considère que c’est le rôle des pouvoirs publics, Etat ou municipalités, d’intervenir pour éviter la disparition des distributeurs en zone rurale, un phénomène attestant de la désertification des services dans les campagnes.

*L’enquête a été menée par l’Ifop pour Brink’s France auprès d’un échantillon de 1 001 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogé entre le 11 et le 14 mars 2019.

Crédit photo : Getty Images