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Si le viager a pu être quelque peu oublié, les investisseurs lui trouvent à nouveau quelques vertus. L’allongement de la durée de vie et l’abaissement prévisible des pensions de retraite voient nombre de personnes âgées propriétaires mettre leur logement en viager ; une solution pour compléter leurs revenus ou financer, par exemple, une installation en résidence seniors.

Pour investir en viager, il existe deux possibilités : le viager libre ou le viager occupé. Le premier a un avantage certain : le bien est disponible de suite, pour y habiter ou le louer. Mais la formule la plus courante reste le viager occupé. Le vendeur occupe le logement jusqu’à la fin de sa vie, en payant les charges locatives. De votre côté, vous devez faire face aux impôts fonciers et aux gros travaux. C’est au décès du vendeur que vous devenez pleinement propriétaire du bien. Vous pouvez alors y vivre, le louer ou le vendre. L’intérêt de cette seconde solution ? Vous achetez un bien à un coût réduit par rapport à sa valeur réelle. Le paiement se fait par le biais d’une rente dont le montant est évalué en fonction de plusieurs critères (valeur du bien, âge du vendeur, espérance de vie…).

Évitez le crédit

À la conclusion du viager, vous devez payer au vendeur une partie de cette rente, appelée "bouquet", puis lui verser une rente complémentaire à échéance régulière (mensuelle par exemple) jusqu’à son décès. Sachez que plus le  "bouquet" est important, moins la rente complémentaire sera élevée. Dans tous les cas, elle s’éteint au décès du vendeur.

Bon à savoir : il n’est pas facile de financer un viager à crédit. Il est préférable de disposer de liquidités suffisantes. Assurez-vous également que vous pourrez payer la rente pendant 10, 15, 20 ou 30 ans. En cas d’impayé, rien n’interdit au vendeur de faire jouer la clause résolutoire et de récupérer son logement sans aucun dédommagement pour vous. Il faut donc bien réfléchir avant de s’engager !

Crédit Photo : Bernardasv