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L’OCDE vient de publier son classement annuel des pays où la pression fiscale est la plus forte.

Selon un classement de l'OCDE publié le 23 novembre 2017, la France reste parmi les 35 économies les plus développées, le deuxième pays où le taux de pression fiscale a été le plus important en 2016. Dans l'Hexagone, les prélèvements obligatoires, incluant impôts, taxes et cotisations sociales payés par les ménages et les entreprises, ont atteint un taux de 45,3 % du PIB.

La France occupe la 2ème place du podium derrière le Danemark.

La 1ère marche du podium occupée par le Danemark

Pour ce classement annuel de la pression fiscale dans ses pays membres, l'OCDE collecte des données relatives au niveau des impôts (revenu et fortune notamment) mais aussi au niveau des taxes diverses ou encore des cotisations. En 2016 la moyenne du taux global de prélèvements ressort pour les pays de l’OCDE à 34,3 % de leur produit intérieur brut (PIB), soit un taux supérieur de 0,3 point par rapport à 2015.

Quels sont les pays qui imposent le plus leurs contribuables ? Parmi les 35 pays membres de l'organisation, la France occupe la deuxième place avec un taux de prélèvement de 45,27 %, derrière le Danemark qui avec un taux de de 45,9 % conserve la 1ère place.

Suit ensuite la Belgique à 44,2 %. On constate que ces trois pays européens figurent régulièrement en haut des podiums que ce soit au niveau mondial ou au niveau Européen, pour le taux des prélèvements obligatoires.

Dans ce classement on trouve 14 pays de l’Union Européenne au-delà de la moyenne de l'ensemble des 35 pays de l'OCDE. Et c’est l’Irlande (taux de 20,39 %) qui affiche le taux le plus bas.

Parmi les pays où la pression fiscale est la plus faible, on trouve le  Mexique (17,2 %), le Chili (20,4 %) ou encore l’Irlande. Le pays qui a connu la plus forte variation l'an passé est la Grèce : le poids des rentrées fiscales est en forte hausse, de 2,2 points à 38,6 % du PIB.

La France, très au-dessus de la moyenne

La France avec un taux de 45,2 % est donc très au-dessus du taux moyen constaté dans les pays de l'OCDE, de 35 %. Avec ce taux, les prélèvements français sont encore proches du record historique de 2014, à 45,5 % du PIB.

Plus en détails, la France se situe très près de la moyenne de l'OCDE pour les taxes sur les biens et services (11,0 % du PIB) et l'impôt sur le revenu (8,5 %). En revanche s'agissant de l'impôt sur les sociétés, l’Hexagone est sensiblement en dessous de la moyenne (2,1 % du PIB contre une moyenne OCDE à 2,8 %). A l’opposé, nous conservons de très loin la première place pour les cotisations sociales avec  un taux de 16,8 % du PIB, contre une moyenne de 9,0 %.

La suppression de la taxe d'habitation, la transformation de l'ISF ou la baisse de l'impôt sur les sociétés seront en partie compensées par la hausse de la fiscalité écologique. Ainsi selon les calculs de Bercy, le taux de prélèvements obligatoires, sera encore de 43,6 % en 2022.

Crédit Photo : RudyBalasco