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Budget 2019 : ce qui va changer pour le pouvoir d’achat

Taxe d’habitation, cotisations salariales, coups de pouce fiscaux pour vos travaux, quels changements en 2019 ?

Les règles ne sont pas toujours les mêmes en fonction des plateformes et évoluent sans cesse. Voici ce qu’il faut retenir pour être en phase avec la loi.

Dès le premier euro gagné, les revenus tirés de l’économie collaborative sont censés être déclarés aux impôts. En 2019, les plateformes devront transmettre automatiquement les gains réalisés par leur intermédiaire à l’administration fiscale. En attendant, ce n’est pas toujours facile de s’y retrouver, d’autant qu’en fonction de l’activité dont sont tirées ces sommes, elles ne sont pas toutes logées à la même enseigne !

Quelle fiscalité pour la location de logement ou de voiture ?

Pour une location de logement via Airbnb ou Abritel ou une location de voiture avec Drivy ou OuiCar, l’imposition sur le revenu est automatique, sauf si le montant perçu n’excède pas 760 € par an et qu’il s’agit d’une location saisonnière d’une ou plusieurs pièces de sa résidence principale.

Sur sa feuille d’impôts, les revenus doivent être déclarés dans la catégorie BIC (bénéfices industriels et commerciaux), en choisissant soit le régime simplifié dit micro-BIC LMNP* – en-dessous de 32 900 € par an, permettant de bénéficier d’un abattement forfaitaire pour frais de 50 % et donc d’être imposé seulement sur la moitié des gains – ou réel. Ce dernier implique une déclaration des recettes et la déduction du montant exact des charges. Dès lors que les revenus générés dépassent 7 846 € par an pour une location de voiture et 23 000 € par an pour une location immobilière, l’affiliation au RSI et le versement des cotisations sociales sont obligatoires.

Comment seront imposés les revenus tirés du co-voiturage ?

Bonne nouvelle pour les adeptes du co-voiturage et autres activités impliquant un partage de frais : les revenus qui en sont tirés ne sont pas imposables, sous réserve que le déplacement soit réalisé pour son propre compte, que le tarif n’excède par le barème kilométrique divisé par le nombre de voyageurs et que le conducteur garde à sa charge une quote-part des frais de carburant et de péage.

La revente de biens d'occasion exonérée d'impôts

Enfin, pour toute activité occasionnelle de revente de biens d’occasion (hors métaux précieux et biens dont la valeur est supérieure à 5 000 €) : les sommes tirées ne sont pas soumises à taxation. Profitez-en pour faire le vide dans vos placards !

*LMNP : Location meublée non professionnelle

Crédit photo : Franck reporter