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Le premier semestre a été chahuté sur les marchés financiers. Les performances ont été décevantes. Or, le regain de volatilité offre des opportunités pour les gestions actives.

10 août 2018

Michel Lemosof

Le premier semestre a été chahuté sur les marchés financiers. Les performances ont été décevantes. Or, le regain de volatilité offre des opportunités pour les gestions actives.

La période estivale est propice à la détente, mais pas pour les investisseurs ! La saison se caractérise par des évolutions de cours heurtées et par des performances moroses.

« Cette année, estime Frédéric Rollin, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet Asset Management, cette tendance pourrait être plus forte que d’habitude, du fait de la perte d’élan de l’économie mondiale, d’un encouragement monétaire au ralenti et des attentes de bénéfices des entreprises trop optimistes. »

Pour le stratégiste, qui est négatif sur les actions (sauf au Japon) et qui, pour compenser, a augmenté son allocation obligataire (principalement sur les emprunts d’État américains), il faut faire preuve de circonspection.

Chez Amundi, Pascal Blanqué, directeur des investissements, et Vincent Mortier, directeur adjoint, évoquent des nuages qui s’amoncellent à l’horizon et qui ont poussé les investisseurs à adopter la prudence envers les actifs risqués.

« Cette attitude, précisent-ils, a provoqué une correction des marchés actions, un creusement des spreads des obligations d’entreprise (écarts de rendement avec les emprunts d’État) et des tensions sur certains segments des marchés émergents (obligations libellées en devises locales, notamment). Cela étant, la conjoncture favorable devrait soutenir la croissance des bénéfices en 2018 et durant la majeure partie de l’année 2019. La faiblesse persistante des taux d’intérêt justifierait des valorisations plus élevées. »

Un environnement porteur

Cette année, les bénéfices des entreprises devraient croître de 8 % en Europe et de 20 % aux États-Unis (grâce aux retombées des réductions d’impôts), avec une croissance du PIB mondial proche de 4 %. Chez Dorval AM, François-Xavier Chauchat, stratégiste, se dit tenté par des achats "au son du canon de la guerre commerciale", préférant les valeurs cycliques (dans le domaine de la numérisation, par exemple), aux valeurs défensives.

Le risque politique semble aujourd’hui l’un des plus importants.

« La crise potentielle en Italie, estime Andreas Utermann, directeur des investissements d’Allianz Global Investors, fait courir un risque sérieux de déstabilisation de la construction européenne. »

Malgré ce risque, les velléités protectionnistes, les tensions sur les taux d’intérêt américains, les incertitudes liées au prix du pétrole et le retour de l’inflation, les chefs d’entreprise restent optimistes.

« La hausse de l’aversion au risque, soulignent les spécialistes d’Aviva Investors France, occulte les fondamentaux économiques solides en zone euro et les bons résultats des entreprises. »

Ils réviseraient toutefois leurs anticipations si l’instauration de barrières douanières faisait tache d’huile.

Laissons la conclusion aux experts de Oddo BHF Asset Management : "Les actions sont le seul investissement raisonnable… au prix de fortes sueurs !"

Crédit photo : Nikada