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07 septembre 2016

Michel Lemosof

La période estivale a longtemps été propice à la progression des cours des actions. Les opérateurs partaient en vacances sans trop s’inquiéter. Or, depuis dix ans, la donne a changé. Sur le seul mois d’août, il y a eu quatre années de baisse (2007, 2008, 2011, 2015), une belle année (2009), deux années légèrement haussières (2012, 2014) et trois années étales (2010, 2013 et 2016). Au cœur de l’été, il y a naturellement moins de nouvelles émanant des sociétés cotées. Et, comme nombre d’opérateurs sont en vacances, les volumes de transaction sont à l’étiage.

Après avoir navigué dans un étroit canal, le Cac 40 a fini le mois d’août 2016 à son niveau de fin juillet : 4.438,22 points contre 4.439,81 points. Les conséquences du Brexit ont été relativisées et n’ont plus effrayé les investisseurs. Mais la référence phare de la Bourse de Paris est l’arbre qui cache la forêt ! Il y a d’autres références (+ 2,1 % pour le Cac Mid & Small, + 2,9 % pour le Cac Small, par exemple).

De plus, on dénombre quantité de benchmarks à l’international. En un mois, les valeurs italiennes, britanniques, espagnoles et allemandes ont respectivement gagné 0,6 %, 0,8 %, 1,5 % et 2,5 %. Les valeurs américaines ont abandonné 0,1 %. Les valeurs japonaises et chinoises se sont adjugé 1,9 % et 3,6 %. Enfin, les marchés émergents ont continué sur leur lancée : + 2,3 %. Le baril de Brent s’est octroyé 10,8 %. L’or s’est déprécié de 3,1 %.

Rotations sectorielles

Il existe également des disparités de performance, parfois significatives, entre les différents secteurs d’activité au sein d’une même période, fût-elle très courte. En août, malgré les incertitudes sur le plan de sauvetage des banques italiennes, les bancaires européennes ont bondi de 8,2 % ! Mais c’est encore le secteur qui baisse le plus sur un an (– 25,1 %). Les secteurs de la chimie et de la construction se sont bien tenus (+ 4,8 % et + 4,2 %). A l’inverse, les valeurs de santé ont perdu 5,6 %. Ainsi, en Europe, les valeurs défensives ont rétrogradé (– 3,1 %), tandis que les valeurs cycliques ont progressé (+ 4 %).

« Dans la torpeur d’un été ensoleillé, les investisseurs ont profité d’un marché actions calme avec des tendances sectorielles étonnantes », résume Igor de Maack, porte-parole de la gestion de DNCA Investments.

Par ailleurs, des deux côtés de l’Atlantique, la volatilité a fortement diminué. « Le mois dernier s’est révélé le mois d’août le plus calme depuis la crise financière mondiale, contrastant avec la période similaire de l’an dernier », souligne Thushka Maharaj, stratégiste multi-asset solutions chez JPMorgan AM. Les banques centrales, qui sont devenues les principaux moteurs des marchés financiers, ont fait preuve de prudence, à l’exception de la Bank of England (qui, le 4 août, a divisé par 2 son taux directeur)