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Pour déterminer si une action est attrayante, à son prix ou peu intéressante, nombre d’investisseurs complètent l’analyse classique par l’examen des graphiques. Ce qu’il faut savoir.

05 décembre 2018

Michel Lemosof

Pour déterminer si une action est attrayante, à son prix ou peu intéressante, nombre d’investisseurs complètent l’analyse classique par l’examen des graphiques. Ce qu’il faut savoir en quelques points.

À tout moment, les graphiques boursiers reflètent synthétiquement toute l’information disponible sur un titre, un secteur ou un marché. L’analyse chartiste a été élevée au rang de science, même si les experts admettent qu’il ne s’agit pas d’une science exacte. Les plus chevronnés utilisent des outils d’analyse automatisés (Waldata, Zonebourse, ProRealTime, etc).

Certaines actions montent régulièrement. Ce sont en général des valeurs de croissance, comme Air Liquide ou Unilever. D’autres suivent des parcours erratiques. C’est le cas de grandes cycliques, comme Peugeot ou Saint-Gobain, ou des valeurs moyennes, plus volatiles, comme Aurès Technologies ou GL Events. D’autres sont happées dans une spirale baissière. Ce sont des valeurs qui ont connu un ou plusieurs accidents, comme Sequana ou Parrot. Si elles ne paraissent pas avoir de ressort susceptible de les faire rebondir, il faut les éviter.

Supports, résistances et moyennes mobiles

Les professionnels parlent souvent de supports et de résistances. Le support est un point bas à partir duquel un titre est censé repartir à la hausse, sauf s’il enfonce le support. Dans cette hypothèse, un nouveau support apparaît. La résistance est un point haut qui traduit théoriquement un niveau recommandé pour des prises de bénéfice. Bien entendu, il arrive que la résistance soit franchie. Dans ce cas, une nouvelle résistance remplace la précédente.

Il y a aussi les gaps, en principe destinés à être comblés.

« Ce sont, explique Sovanna Sek, un spécialiste de l’investissement, des espaces vides de cotation causés par l’absence d’ordres sur des zones de prix. Le gap haussier correspond à un plus-bas de la dernière séance, supérieur au plus-haut de la séance précédente. Le gap baissier correspond à un plus-haut de la dernière séance, inférieur au plus-bas de la séance précédente. »

Une manière de saisir une opportunité peut également résulter de l’intersection de moyennes mobiles, à vingt jours, à deux cents jours ou sur d’autres durées. Un titre dont le cours croise en montant une moyenne mobile a de fortes chances d’être bien orienté. Un titre dont le cours croise en descendant une moyenne mobile va probablement continuer à reculer. Idem lorsqu’une moyenne courte coupe en séance une moyenne longue… Le cours d’un titre qui se trouve dans une configuration en W, après avoir fait un double mouvement en V, peut prolonger sa progression. Il y a aussi la figure inverse en M. Un exemple pratique : prenez un graphe et tracez un trait, éventuellement imaginaire, pour en relier les principaux points bas. Si la ligne est baissière, la tendance est baissière. En revanche, si la droite est haussière, la tendance est haussière. Simple !

Enfin, plus les transactions sont étoffées, par rapport aux volumes habituellement observés, plus l’examen du comportement graphique d’un titre est pertinent.

Crédit photo : istock