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L’année 2020 a mis les nerfs des épargnants à rude épreuve. Il fallait tenir le cap, tandis que la pandémie commençait à faire des ravages dans l’économie mondiale.

14 janvier 2021

Michel Lemosof

L’année 2020 a mis les nerfs des épargnants à rude épreuve. Il fallait tenir le cap, tandis que la pandémie commençait à faire des ravages dans l’économie mondiale. Mais tous les pays, tous les secteurs et tous les titres n’ont pas été logés à la même enseigne. Les gagnants et les perdants.

L’an dernier, le Cac 40 a lâché 7,1 %. Dividendes nets réinvestis, l’indice parisien a cédé 5,6 %. Rien de dramatique, compte tenu de l’avalanche d’ordres de vente qui s’est abattue sur les marchés en début d’année. Le 16 mars, la volatilité a explosé. Lié à l’indice américain Standard & Poor’s 500, le Vix – aussi appelé "indice de la peur" – a bondi à 82,7 points, soit 6,8 fois le niveau de la mi-janvier 2020 !

Entre le 12 février et 23 mars, le Dow Jones a chuté de 37,1 %. Ce qui ne l’a pas empêché d’afficher un score annuel positif de ¬6,6 %. L’indice Nasdaq des valeurs technologiques a fait mieux, avec un gain de 43,1 %, mais loin derrière Tesla : + 720 % ! Au 31 décembre 2020, le constructeur de voitures électriques pesait en Bourse 669 milliards de dollars, soit plus que Volkswagen, Toyota, Renault Nissan Mitsubishi, General Motors, Peugeot-Fiat Chrysler et Hyundai réunis ! De son côté, l’action Airbnb s’est envolée, avec une prime de 113 % par rapport au prix de vente. Le groupe a levé en décembre près de 3,5 milliards de dollars, soit 7 fois le cumul des vingt-cinq introductions à la Bourse de Paris en 2020…

Hermès n° 1 du Cac 40

Si les Etats-Unis se sont distingués, la Corée du Sud (+ 35,7 %), le Danemark (+ 29 %), la Nouvelle-Zélande (+ 28,1 %) et la Chine (+ 27,2 %) n’ont pas été en reste. L’Europe (– 8,7 % pour le Stoxx 50), la Russie (– 10,4 %), la Thaïlande (– 12,6 %) et le Royaume-Uni (– 14,3 %) ont terminé l’année en territoire négatif.

En France, les secteurs des technologies (+ 17,5 %) et des biens de consommation (+ 15,4 %) ont clôturé dans le vert, alors que ceux des sociétés financières (– 20,5 %), des services aux consommateurs (– 25,3 %) et de l’énergie (– 29,8 %) ont fini dans le rouge. Le Cac All-Tradable (ex-SBF 250) s’est replié de 6,6 %. McPhy Energy, Orapi et SRP Group ont progressé de 811,1 %, 384,8 % et 342,8 % ! A l’inverse, des valeurs comme Boostheat (– 86 %), Technicolor (– 85,9 %) et Solocal Group (– 85 %) se sont effondrées. Dans le Cac 40, Hermès International (+ 31,1 %), Schneider Electric (+ 29,2 %) et STMicroelectronics (+ 26,3 %) se sont mises en vedette. Les actions de l’indice les moins bien classées ont été Unibail-Rodamco-Westfield (– 54,2 %), Société Générale (– 45,1 %), Airbus (– 30,9 %), Total (– 28,3 %) et Danone (– 27,4 %).

En un an, la référence des matières premières a reculé de 9,9 %. Le pétrole a régressé de 22 %. L’or s’est octroyé 25,3 %, à 1.900 $ l’once. Contre le dollar, l’euro s’est apprécié de 9 %.

Les taux d’intérêt, eux, ont continué à se détendre : les rendements des emprunts d’Etat à 10 ans se sont inscrits à – 0,34 % en France, – 0,57 % en Allemagne et 0,92 % aux Etats-Unis. Enfin, le Bitcoin a fait un bond de 303 % en un an, avant de franchir une semaine plus tard la barre des 40.000 $ !

Crédit photo : Getty images