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Les petites sociétés affichent, au fil des ans, une surperformance par rapport aux grandes sociétés, de l’ordre de 3 points. En bourse, être petit est un avantage de taille !

06 juin 2018

Michel Lemosof

Le rédacteur en chef de Morningstar France, Jocelyn Jovène, explique :

« Les indices de petites valeurs sont plus exposés aux secteurs de l’industrie et de la technologie qu’aux services financiers et aux services collectifs, très présents parmi les grandes valeurs. Les petites valeurs sont moins sensibles que les grandes aux variations des changes ou des taux d’intérêt. L’activité de leurs émetteurs est souvent plus domestique, ce qui les met à l’abri des soubresauts de l’économie mondiale. Et, contrôlées par des actionnaires familiaux qui ont un horizon de long terme et qui gèrent leur actif avec prudence, les petites entreprises sont, en général, moins endettées que les grandes. »

Susceptibles d’amplifier la reprise économique, les petites sociétés sont aussi plus adaptables aux changements d’environnement, alors que la macroéconomie a une influence plus forte sur les grandes. Elles se développent dans des niches de marché dynamiques. Certaines, par exemple, sont impliquées dans le secteur numérique. Pourtant, de moins en moins d’analystes financiers – du fait du coût de la recherche face à des volumes de transaction relativement faibles – en assurent le suivi. Il y a ainsi des anomalies de valorisation dont il est possible de tirer profit.

Une croissance des résultats soutenue

De surcroît, les petites entreprises sont des cibles pour des groupes désireux d’accroître leurs parts de marché. Les actionnaires qui apportent leurs titres bénéficient alors de la "prime d’expropriation" offerte par l’acquéreur. En dépit de leur moindre liquidité, les petites valeurs sont, en outre, moins volatiles qu’on ne le croit même si individuellement, elles peuvent faire l’objet d’importants décalages de cours. Le consensus prévoit une croissance des profits 2018, en Europe, de 25 % pour les petites valeurs et de 8,3 % pour les grandes, pour des ventes en hausse de 4,6 % et de 3,5 %. La cherté de la classe d’actifs est donc logique. Sur des durées de plus de vingt ans, les petites valeurs battent d’ailleurs les grandes quatre années sur cinq.

Pour s’intéresser aux petites valeurs, dans une optique de diversification, il y a deux possibilités. Avec l’une, c’est vous qui dénichez les "meilleures" valeurs et les assemblez au sein d’un portefeuille que vous gérerez. Avec l’autre, vous êtes déchargé de tout souci de gestion. Des professionnels s’occupent de tout ! Citons les fonds Raymond James Microcaps, Keren Essentiels, Prévoir Perspectives, Sunny Managers, Richelieu Croissance PME, BNP Paribas Midcap France Classic, Amplegest Midcaps et Dorval Manageurs Small Cap Euro. Tous ceux-là ont enregistré des performances annuelles à deux chiffres sur des périodes de trois à dix ans.

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