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Le poids des dividendes est sous-estimé dans la rentabilité d’un investissement en actions. Pourtant il y contribue de plus en plus d'où l'intérêt de faire les bons choix.

10 mai 2019

Michel Lemosof

Le poids des dividendes est souvent sous-estimé dans la rentabilité d’un investissement en actions. Pourtant, plus le temps passe, plus les revenus versés aux actionnaires y contribuent. Il est donc judicieux de choisir des actions de sociétés ou des parts de fonds offrant de belles rémunérations.

La rentabilité d’une action se décompose entre la variation du cours de la valeur et la rémunération perçue sous la forme d’un dividende versé chaque année.

« Les investisseurs doivent garder en tête que dans le contexte actuel de faibles taux d’intérêt, les dividendes sont une composante clé de la rentabilité d’un placement en actions », estime Nicolas Simar, gérant du fonds NN (L) Euro High Dividend, dans un commentaire d’investissement.

L’exemple du CAC 40 est éloquent : entre le 31 décembre 2007 et la mi-avril 2019, l’indice parisien a progressé de 458 % et, coupons nets réinvestis, de 1 047 %.

« Les dividendes, font remarquer les rédacteurs de l’étude d’AllianzGI sur le rendement des actions, ont contribué à hauteur de 41 % au rendement total des valeurs européennes depuis quarante-cinq ans. Avec un rendement moyen de 3,8 %, les entreprises européennes se montrent généreuses avec leurs actionnaires. »

La chasse au rendement est ouverte

Cette année, les sociétés qui entrent dans la composition de l’indice MSCI Europe devraient verser, au titre de l’exercice écoulé, 350 milliards d’euros de dividendes, soit 16 milliards d’euros de plus qu’en 2018, qui avait été une année record. Dans son rapport sur les dividendes mondiaux, Janus Henderson Investors fait observer que ceux-ci se sont élevés l’an dernier à 1 370 milliards de dollars, soit une augmentation de 8,5 %.

« Le report des projets de hausse des taux directeurs des banques centrales a permis de faire baisser les taux d’intérêt, expliquait Christian Ginolhac, patron de Gaspal Gestion, lors d’une conférence de presse. Dans un marché où les taux sont très comprimés, les niveaux de rendement obligataire ne sont plus suffisants pour rémunérer les risques. Ce sont par exemple dans les secteurs de l’énergie (Total, Royal Dutch Shell…) et de la finance (Axa, Crédit Agricole…) que l’on trouve des titres à forts dividendes qui offrent des rendements compris entre 5 et 6 %. »

« En Europe, s’ils restent très prisés des investisseurs, note Florian Allain dans la présentation du fonds qu’il cogère, Mandarine Equity Income, les actifs obligataires sont chers et présentent des perspectives de rendement modestes. » Sur les douze prochains mois, le rendement prévisionnel de ce fonds est de 4,5 %, soit beaucoup plus que le 0 % du Bund allemand à dix ans, référence obligataire de la zone euro.

Parmi les valeurs françaises de rendement, mentionnons Mercialys, Casino Guichard, Carmila, Eutelsat Communications, Société Générale, Natixis, Altarea, Klépierre, Icade, BNP Paribas, Coface, Engie ou encore Lagardère SCA. En plus des produits collectifs déjà mentionnés, citons Ecofi Actions Rendement et le tracker Amundi ETF MSCI EMU High Dividend.

Les informations contenues dans cet article ne constituent pas du conseil en investissement de la part de BforBank et ne sauraient être interprétées comme tel.

Crédit photo : Getty Images