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Si les Américains ont la technologie, les Français ont le luxe ! Pour vous y intéresser, vous pouvez procéder à des achats en direct ou passer par un fonds d’investissement spécialisé

13 décembre 2021

Michel Lemosof

Les enseignes tricolores que sont LVMH (350 milliards d’euros de capitalisation !), Hermès International et Kering sont des fleurons dont les marques s’exportent dans le monde entier. Leurs parcours boursiers sur cinq ans (à fin novembre 2021) sont spectaculaires : + 300 %, + 325 % et + 260 %. Rémy Cointreau s’est adjugé 175 %.

Le suisse Richemont s’est octroyé 105 %. Laurent-Perrier fait figure de parent pauvre, avec une hausse limitée à 50 % dans la période. Et que dire de Lanson-BCC et Vranken-Pommery Monopole, les deux autres producteurs de champagne français cotés qui, du fait des restrictions sanitaires, ont perdu 18,5 % et 20 % ? L’hebdomadaire Investir est à l’achat sur ses valeurs, même si "le record de 2007, à 339 millions de bouteilles, sera long à battre".

"En 2015, a précisé dans une visio-conférence Caroline Reyl, gérante du fonds Pictet - Premium Brands, LVMH se payait 18 fois l’estimation de résultat annuel. Aujourd’hui, l’action se paie 30 fois l’anticipation de profit, mais la croissance est au rendez-vous. Avec, notamment, l’essor des classes moyennes en Chine. Le fonds affiche une performance sur onze mois de 29,5 %, en ligne avec la progression attendue des bénéfices du secteur."

Un pouvoir de fixation des prix

Fortes d’éléments distinctifs (qualité, barrières à l’entrée, innovation, solidité financière…), les sociétés du secteur du luxe sont plus performantes que les autres dans l’univers de la consommation, et ce d’autant plus qu’elles ont la capacité de préserver, voire d’augmenter, leurs marges. Par ailleurs, des fusions-acquisitions pourraient être conclues, par exemple de la part de Capri-Michael Kors (qui a déjà repris Versace et Jimmy Choo) ou de Kering, qui chercherait une nouvelle marque à mettre en portefeuille.
Dans le monde, il n’y a guère plus de cent vingt sociétés qui répondent aux critères du prestige et du luxe. Si vous regardez encore l’évolution sur soixante mois du cours de Ferrari, principale ligne du fonds Amplegest Pricing Power, vous verrez une envolée de 350 %, soit 3,3 plus, en moyenne annualisée, que l’indice MSCI Monde ! Mais ce n’est rien à côté de l’américain Tesla, qui s’octroie 2.875 % !

Choisir un fonds tel que Pictet Premium Brands (code Isin : LU0217139020), Echiquier Luxury (code Isin : FR0010960930), KBC Equity Fund - Luxury and Tourism (code Isin : BE0168205079) ou GAM Multistock - Luxury Brands Equity (code Isin : LU0984217934) peut s’avérer judicieux. "Je me suis récemment recentrée sur le luxe expérientiel, indique dans une note de marché Swetha Ramachandran, gérante du dernier cité, avec des entreprises comme Hilton, Marriott et Vail Resorts." L’ETF Amundi S&P Global Luxury (mnémo : GLUX) semble lui aussi attrayant (+ 27 % de moyenne annuelle sur trois ans !), avec des actions comme Tesla, LVMH, Richemont, mais aussi Daimler, Estée Lauder, Diageo ou Nike.

Crédit photo : Getty images