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Bien qu’elle se soit appréciée de 44 % en quatre ans, l’once d’or pourrait rejoindre son pic de septembre 2011, laissant ainsi un potentiel de hausse de 25%.

06 novembre 2019

Michel Lemosof

Bien qu’elle se soit appréciée de 44 % en quatre ans, l’once d’or pourrait rejoindre son pic de septembre 2011, laissant ainsi un potentiel de hausse de 25%. Du fait des inquiétudes actuelles, la période qui s’ouvre est a priori favorable au métal jaune, qui pourrait donc poursuivre sur sa lancée. Comment en profiter.

L’intérêt pour l’or a grimpé en flèche dans la mesure où un tiers des emprunts d’Etat affiche dans le monde des rendements négatifs, soulignent les experts de Lyxor Asset Management dans leur note trimestrielle de stratégie. Le métal jaune constitue une couverture intéressante face aux incertitudes persistantes et à la diversification des réserves de change des banques centrales au détriment du dollar américain.

Le 4 septembre dernier, le métal fin s’est échangé sur la base de 1.557 $ l’once (soit un peu plus de 45 € par gramme). Si bien, que, sur l’année en cours, le métal précieux gagnait à cette date 21 %.

Le fait marquant de 2019, a, lors de sa conférence de presse annuelle, fait observer François de Lassus, directeur de la communication de CPoR Devises, c’est le record d’achat de barres d’or de la part des banques centrales. Les fondamentaux de l’offre et de la demande sont positifs et devraient dans le futur bénéficier à l’or.

La Chine et l’Inde représentent la moitié de la demande mondiale. Par ailleurs, les ETF spécialisés (adossés à 2.548 tonnes d’or !) enregistrent, principalement en Europe, plus d’entrées que de sorties.

Une prévision de 2.000 $ l’once

Les achats des banques centrales, les tensions commerciales, les incertitudes géopolitiques, le spectre d’une récession économique et le maintien des taux d’intérêt à des niveaux très bas incitent les investisseurs à se tourner vers un actif qui retrouve son statut de valeur refuge. Il n’y a pas de raison pour que la tendance s’inverse. Certaines prévisions, comme celle de Citigroup, font même état d’un possible franchissement de la ligne des 2.000 $ dans les deux ans à venir (contre 1.500 $ actuellement).

Benjamin Louvet, gérant matières premières chez OFI AM, écrit pour sa part dans un Point marché que les taux négatifs profitent fortement aux métaux précieux et que l’or est revenu à son niveau d’il y a six ans. « Cela, estime-t-il, n’est pas près de s’arrêter. » Chez CPR AM, Arnaud du Plessis, gérant actions thématiques, indique, dans son Focus Or & Mines, que « les perspectives bénéficiaires à un an de l’industrie aurifère ont été revues à la hausse, en progression maintenant de 43 % ».

Les fonds « or et métaux précieux » présentent le double avantage, par rapport à l’or physique, d’une diversification optimisée et d’une gestion professionnelle. Citons Amundi Funds - CPR Global Gold Mines, faiblement corrélé aux marchés d’actions, BlackRock Global Funds - World Gold Fund, référence de poids (plus de 4,6 milliards d’euros d’actif) et OFI Precious Metals, fonds unique en son genre qui offre une exposition synthétique à l’indice Basket Precious Metals Strategy, ainsi que l’ETF Lyxor MSCI ACWI Gold.

Crédit photo : Getty Images