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S’il est très prisé des institutionnels, seuls les particuliers qui veulent donner un sens à leur épargne s’intéressent vraiment à l’investissement socialement responsable (ISR).

Sélectionner un OPCVM nécessite de se poser les bonnes questions afin d’en connaître mieux les risques et les perspectives.

Si l’on veut investir dans un ou plusieurs OPCVM, comment choisir parmi un univers de milliers de produits ? Comment sélectionner celui qui correspond le mieux à sa stratégie d'investissement ? Quels sont les critères à prendre en compte, les bonnes questions à se poser pour faire le meilleur choix ? Quelques pistes pour vous guider afin d’être mieux informé.

Choisir un OPCVM adapté à sa situation

La première étape à valider quand on souhaite sélectionner un OPCVM et éviter les mauvaises surprises, est l’adéquation du produit avec son profil d’investisseur.

Quel est son projet d’investissement et donc son horizon d’investissement, quel risque maximum est-on prêt à accepter ? Quel part de son patrimoine est-on prêt à investir ? Et surtout quel est son niveau de perte acceptable ? Ce profil vous aide à sélectionner le produit qui vous sera le mieux adapté, qui aura le meilleur équilibre entre risque et espérance de rendement et sera le plus en phase avec votre projet.

Que regarder pour comparer la totalité des fonds européens ?

L’indicateur synthétique de risque et de rendement (SRRI), indiqué dans le document d’informations clés pour l’investisseur ou DICI, est un indicateur commun à tous les gestionnaires d’actifs européens, sous forme d’une échelle allant de 1 à 7. Chaque niveau correspond au potentiel de rendement du placement par rapport au risque qu’il présente : 1 pour le niveau de risque et de performance potentielle les plus faibles -ce qui ne signifie pas qu’il ne comporte aucun risque-, et niveau 7 pour les fonds les plus risqués. En pratique, les fonds monétaires seront en général de niveau 1 et les fonds actions les plus volatils et à risque de change seront classés 7.

L’investissement en actions sera donc réservé à ceux qui ont les projets à plus long terme et qui acceptent une part de risque de perte sur le capital.

Comment et pourquoi diversifier ?

Un portefeuille qui sera correctement diversifié a, en théorie, plus de chances de traverser les crises car toutes les valeurs n'évoluent pas de la même façon. Le dicton "mieux vaut ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier" est toujours d’actualité quand il s’agit de sélectionner des actifs.

La diversification peut intervenir à différents niveaux : celui des classes d’actifs, celui des zones géographiques ou des devises, mais aussi au niveau des modes de gestion (growth ou value, indicielle ou active). En associant différentes catégories d’OPCVM (par exemple, actions de la zone Euro, actions internationales ou des zones émergentes, obligations), l’investisseur pourra réduire l’impact qu’une baisse de l’un d’entre eux aurait sur le portefeuille.

Mais au lieu de créer une allocation selon ces critères de diversification, il est possible d’opter pour un OPCVM dit global dont le gérant effectuera le choix à votre place.

L’analyse de la performance passée : comment l’utiliser ?

Pour sélectionner un produit, l’épargnant accorde souvent -à tort- beaucoup d’importance aux rendements passés. Mais ils "n’augurent pas des performances futures" et toute indication de performance doit être accompagnée d’une information sur le risque du placement.

En relatif, ces informations ont toutefois une utilité : celle de comparer, en examinant les classements, la performance des gérants sur la durée pour des produits "concurrents" c’est-à-dire de la même catégorie précise. Comment l’OPCVM choisi se classe-t-il sur la durée ? Fait-il partie régulièrement du premier décile ou du premier quartile de sa catégorie ?

Des comparaisons pertinentes doivent porter sur un historique assez long de performances qui permet d’analyser différentes périodes et prendre en compte différents cycles boursiers. Le fait qu’un fonds affiche la meilleure performance depuis le début de l’année n’est en effet pas très significatif…

Ensuite vous aurez accès à des notes attribuées par des organismes indépendants tels que Morningstar avec ses étoiles, créées en 1985.

Comprendre les frais

Les frais ne doivent pas constituer le principal critère, mais il est important de les comprendre et de ne pas oublier que leur ensemble vient amputer la performance du fonds. Toutes choses étant égales par ailleurs, un fonds aura d’autant plus de chances d’afficher de meilleures performances si ses frais -plus particulièrement ceux récurrents- sont inférieurs à ceux de ses concurrents. Or ils sont multiples, variables d’un fonds à l’autre, plus ou moins "apparents".

Les frais de souscription sont variables selon les fonds et selon votre intermédiaire. BforBank vous propose un univers de 2 000 fonds sans droite d’entrée.

Les frais de gestion sont annuels, rémunèrent la société de gestion pour son travail et sont prélevés prorata temporis. La performance d’un fonds est toujours donnée nette de frais de gestion.

De plus en plus couramment, s’ajoutent des frais de surperformance : si la performance du fonds est supérieure à son indice de référence, une partie de la performance revient à la société de gestion.

Les docume​nts à lire

Parmi les documents mis à votre disposition lors de la souscription d’OPCVM figurent obligatoirement le document d’informations clés pour l’investisseur (DICI) et le Prospectus.

Le DICI est très formaté. Il donne les informations nécessaires à la comparaison entre fonds : l’univers d’investissement, l’échelle de risque, tous les frais réels, les performances passées et un certain nombre d’informations pratiques.

Il y a également le Prospectus. Plus détaillé, il décrit le fonctionnement du fonds, présente toutes les parts disponibles et la structure de leurs frais.

Avant toute décision d’investissement, il est nécessaire d’en connaitre les risques, car pour tout produit financier, un potentiel de rendement élevé s’accompagne toujours d’un risque élevé. 

Crédit Photo : bogdankosanovic