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Après des débuts discrets, les organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) se sont progressivement imposés dans le paysage de l’épargne. Il en existe aujourd’hui des milliers.

15 février 2022

Michel Lemosof

Il faut d’abord savoir que la différence entre une Sicav (société) et un FCP (portefeuille en copropriété) est juridique et que leur fonctionnement est similaire. Le marché comprend plus d’une centaine de familles de produits. Il y a plusieurs profils, du plus prudent au plus offensif, et plusieurs approches, de la plus spécialisée à la plus diversifiée, avec toutes sortes de variantes : géographiques, sectorielles, thématiques, de style et d’investissement socialement responsable.

La principale question à se poser porte sur l’horizon de placement. Il ne s’agit pas de courir le même risque de perte en capital selon que vous investissez vos économies pour quelques mois ou pour plusieurs années.

"En fonction de son âge et de ses projets patrimoniaux, soulignent les animateurs du site Terre d’Epargne, l’investisseur définit son horizon de placement, lequel peut être à court (jusqu’à trois ans), moyen (de trois à dix ans) ou long terme (plus de dix ans)."

Le document d’information clé pour l’investisseur (DICI) donne le degré de risque (sur une échelle de 1 à 7) pour chaque OPCVM.

Une affaire d’allocation

Il faut ensuite avoir en tête que l’allocation d’actifs est plus importante que la sélection des supports. Elle expliquerait plus des trois quarts de la performance. Cela n’empêche pas de retenir le haut du panier, par exemple Varenne Valeur (code Isin : FR0007080155) et Pictet - Global Environmental Opportunities (code Isin : LU0503631714) pour l’international, Comgest Renaissance Europe (code Isin : FR0000295230) pour les valeurs européennes ou GemEquity (code Isin : FR0011268705) pour les pays émergents.

A long terme, les actions sont gagnantes. Mais il ne faut pas avoir besoin d’argent dans les périodes de forte baisse. Le mieux est de panacher actions, obligations et monétaire. Les proportions varieront aussi en fonction des époques. Les actions peuvent actuellement être surpondérées (60 % d’un portefeuille) par rapport aux instruments de taux (25 % d’obligations et 15 % de monétaire). Les liquidités ont encore un rendement négatif, mais elles sont une poire pour la soif ! Les obligations ne sont guère mieux loties, mais il y a des fonds qui tirent leur épingle du jeu, à l’instar de Keren Patrimoine (code Isin : FR0000980427).

En choisissant une Sicav ou un FCP, vous faites confiance à une équipe de gestion qui, elle, mise sur l’intelligence stratégique des managements des entreprises cotées. Les frais, comme la fiscalité, doivent passer au second plan. Et les performances passées – qui ne préjugent jamais de l’avenir – doivent être relativisées. En revanche, la qualité des renseignements mis à jour par les sociétés de gestion est primordiale. Laissons le dernier mot à l’Autorité des marchés financiers, dont le site regorge de conseils : "Bien choisir un organisme de placement collectif, c’est avant tout comprendre son potentiel de rendement et son risque."

Crédit photo : Getty images