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Le non-coté se développe à l’abri des turbulences des marchés boursiers. Il existe des formules "liquides" pour tirer parti du capital-investissement en espérant de belles rentabilités.

03 novembre 2018

Michel Lemosof

Le non-coté se développe à l’abri des turbulences des marchés boursiers. Il existe des formules "liquides" pour tirer parti du capital-investissement en espérant de belles rentabilités.

Selon l’Association de la gestion financière (AFG), le capital-investissement, ou private equity, se définit comme la prise de participations en fonds propres dans des entreprises non cotées dans le but de financer leur démarrage, leur développement ou leur transmission. C’est une classe d’actifs alternative, moins volatile que les marchés boursiers.

Un moyen d’investir dans le non-coté est de le faire à travers son outil de travail, quand on est dirigeant d’une affaire. Certains groupes, comme Meeschaert, proposent une exposition plus large au private equity. Une autre façon de contribuer au financement de l’économie, en investissant dans des PME (petites et moyennes entreprises) et des ETI (entreprises de taille intermédiaire), est de choisir un fonds commun de placement à risques (FCPR), comme Alto Avenir (Alto Invest), un fonds commun de placement dans l’innovation (FCPI), comme QI 2018 (Inocap Gestion), ou un fonds d’investissement de proximité (FIP), comme Terre d’Entrepreneurs n° 2 (Entrepreneur Venture). Ces fonds, qui peuvent donner droit à des réductions d’impôt, sont liquidés au bout de quelques années (six, par exemple).

Des performances disparates

Il y a une troisième voie : acheter certaines valeurs cotées. Avec, à la clé, une liquidité quotidienne que n’offre pas l’investissement en direct ou dans des fonds. Citons l’IDI (Institut de développement industriel) qui, depuis son introduction en Bourse, en 1991, a délivré un taux de rendement interne (TRI), dividendes réinvestis, supérieur à 15 %, soit un multiple de plus de 50 en vingt-sept ans ! De nombreuses sociétés (Delbard, K-Way, Robert Laffont, etc.) lui ont déjà fait confiance. De leur côté, Altamir (plus de 300 % sur dix ans) gère un portefeuille d’une cinquantaine de participations et Turenne Investissement (+ 28 % sur trois ans) investit surtout dans la santé, les services externalisés, la distribution spécialisée, l’industrie et l’hôtellerie. Mentionnons encore Rothschild & Co, une structure connue pour ses activités de conseil et de banque privée, mais qui a aussi un pôle capital-investissement et dette privée, ainsi que Lebon, une compagnie partiellement présente dans le capital-investissement.

La société Tikehau Capital (dette privée, immobilier, private equity, stratégies liquides) est venue en Bourse en mars 2017. Exemples d’investissements récents : DRT, Asten et Neoness. NextStage (Dream Yacht Charter, NaturaBuy, LinXea, etc.) souffre d’un marché de son titre peu animé. Enfin, il ne faut pas oublier Eurazeo (+ 125 % sur dix ans) et Wendel (+ 280 % en dix ans), qui pèsent en Bourse 4,5 milliards et 5 milliards d’euros. Les Petits Chaperons Rouges, Vestiaire Collective et Dessange International figurent dans le portefeuille d’Eurazeo. Exemples d’investissements réalisés par Wendel : Stahl, Cromology, Allied Universal.

En conclusion, l’investissement dans le non côté présente de nombreux avantages pour dynamiser votre portefeuille. Mais attention, les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Il est donc essentiel d’effectuer vos arbitrages avec discernement.

Crédit photo : Lumina Stock