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Une introduction en bourse peut être perçue comme une opportunité d’investissement mais comporte aussi un certain nombre de risques.

08 juillet 2021

La Rédaction

Une introduction en bourse peut être perçue comme une opportunité d’investissement mais comporte aussi un certain nombre de risques. Comment se déroule cette procédure ? Et quels sont les points de vigilance à connaître ?

Que ce soit pour réaliser de nouveaux investissements, diminuer son endettement ou encore faire entrer de nouveaux investisseurs dans son capital, différentes motivations peuvent conduire une entreprise à s’introduire en bourse.

Introduction en bourse : définition

Une introduction en bourse est une opération financière qui consiste pour une entreprise à lever des fonds sur un marché boursier.

Ce type d’opération peut s’envisager à l’échelle d’une petite entreprise comme d’un grand groupe. Le marché sur lequel se déroule l’introduction ne sera pas le même. En Europe de l’Ouest, on distingue ainsi entre Euronext (pour les grandes entreprises), Euronext Growth (pour les ETI et PME) et Euronext Access (également pour les ETI et PME, mais selon des critères différents).

Bon à savoir

Dans les pays anglo-saxons, une introduction en bourse est appelée initial public offering (IPO). Il peut être plus difficile pour un investisseur particulier de participer à une IPO aux Etats-Unis, dans la mesure où l’accès direct aux titres n’est pas ouvert aux investisseurs privés avant la cotation.

Quelles sont les différentes formes possibles d’une introduction en bourse ?

Cette procédure peut prendre plusieurs formes différentes :

  • L’offre à prix ouvert (OPO). Une partie des titres est proposée à des investisseurs institutionnels par l’intermédiaire d’un "syndicat bancaire", tandis qu’une autre partie est destinée aux investisseurs individuels. Le prix est déterminé en fonction de la quantité d’ordres reçus. Cette méthode permet à l’entreprise d’avoir la garantie de placer au moins une partie de son capital. C’est de loin la technique la plus utilisée. L’introduction en bourse de la Française des Jeux, le 21 novembre 2019, était ainsi une OPO.
  • L’offre à prix ferme (OPF). Le nombre de titres mis en circulation et le prix de vente sont fixés par l’entreprise en lien avec l’intermédiaire financier de son choix. Les investisseurs individuels font partie d’un premier groupe d’ordres, alors que les institutionnels sont intégrés dans un second groupe. Aujourd’hui délaissée, cette méthode a largement été utilisée au cours de la vague de privatisations dans les années 1980.
  • L’offre à prix minimal (OPM). Les ordres d’achat sont acceptés à condition de respecter une limite basse de prix. En fonction des ordres reçus, on détermine ensuite des tranches de prix. La quantité de titres à livrer est fixée en fonction de ces tranches de prix.
  • La cotation directe. Une quantité de titre et un prix de vente sont déterminés à l’avance. Les investisseurs peuvent passer des ordres à cours limité ou au marché. La procédure d’introduction est ensuite validée seulement si certains critères sont respectés.

Afin de savoir si le prix d’achat est intéressant, il est conseillé de se renseigner sur les perspectives de la société et son positionnement vis-à-vis de la concurrence. Il est également recommandé de faire appel à un intermédiaire financier de confiance pour participer à une introduction en bourse.

Crédit photo : Getty images