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Faisant suite aux déclarations du président de la République devant la Convention citoyenne pour le climat, le gouvernent planche sur la création d’un chèque alimentaire durable.

Avec la digitalisation, la cybersécurité devient une spécialité recherchée. États, administrations, sociétés et consommateurs veulent également se prémunir des menaces extérieures.

05 novembre 2021

Michel Lemosof

Les crises accélèrent la mutation de l’économie, augmentant la vulnérabilité des personnes, des entreprises et des institutions. Des dizaines de milliers de failles de sécurité seraient quotidiennement détectées ! Toutes les trois secondes, l’intelligence artificielle de la startup britannique Darktrace riposte contre une cybermenace ! Pour se défendre, Microsoft va débourser 20 milliards de dollars sur cinq ans… Qu’il s’agisse de la sphère physique, avec ses nombreux dangers, ou de la sphère virtuelle, avec ses logiciels malveillants, les périls sont protéiformes.

"Le besoin de se protéger, résument dans une note les experts de Pictet Asset Management, constitue une aubaine pour les investisseurs. Si les dispositifs physiques représentent une part non négligeable de l’arsenal sécuritaire, garantir la sécurité au XXIe siècle signifie aussi repousser les envahisseurs numériques."

Une croissance à deux chiffres

En septembre 2021, le Comité de Bâle a d’ailleurs demandé aux banques "d’améliorer leur résistance face aux cyberattaques", alors que la pandémie, avec le télétravail, a eu indirectement pour effet d’augmenter les risques. Mais la sécurité couvre un large éventail de domaines : alimentation, santé, paiement à distance, contrôle d’accès, transports, Internet des objets, industrie 4.0, etc. La croissance des sociétés dont c’est le métier est plus élevée que la moyenne. Selon le consultant Gartner, les dépenses de sécurité pourraient s’élever à près de 400 milliards de dollars avant la fin de la décennie (contre 150 milliards en 2021).

Pour tout ou partie de leurs activités, beaucoup d’acteurs cotés en Bourse s’intéressent à la sécurité. Citons Thales, Worldline, Capgemini, Atos, Sopra Steria Group, CS Group, Wallix Group, Axway Software, OVH, Exclusive Networks, Nextedia, Eurofins Scientific, Bureau Veritas, Wavestone, Envea, Somfy, GEA ou Delta Plus Group, pour la France. Et IBM, Paypal, Palo Alto Networks, Fortinet, NortonLifeLock (ex-Symantec), Kape Technologies, Experian, Allegion, F-Secure ou Assa Abloy, à l’international.

Quelques fonds d’investissement ont fait de la thématique leur univers, à l’image de Pictet - Security (code Isin : LU0270904781), Credit Suisse (Lux) Security Fund (code Isin : LU2042518436) ou AGIF - Food Allianz Security (code Isin : LU2211817197). Mentionnons également les ETF iShares Digital Security (mnémo : LOCK) ou L&G Cyber Security (mnémo : ISPY). Le fonds Pictet - Security, qui enregistre une performance annualisée de + 15,5 % sur les dix dernières années, est géré par Yves Kramer, Alexandre Mouthon et Rachele Beata. Le portefeuille est investi à plus de 85 % aux Etats-Unis (loin devant la Grande-Bretagne, la Suède, l’Allemagne, la Chine…), dans la sécurité physique, les services de sécurité et la sécurité informatique.

Crédit photo : Getty images