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26 mai 2015

Morningstar

Si on observe les parcours boursiers des éditeurs de jeux vidéo les plus importants, ces parcours sont très hétérogènes. Depuis le début de l’année 2015, Nintendo a bondi de 64 %, Électronisa Arts de 21 %, Ubisoft de 16 %, Activision Blizzard de 14 %, Konami ne gagne que 4 % tandis que Take-Two Interactive recule de 11 %.

Comment expliquer ces écarts de performance ? Première piste : l’évolution des devises. Ainsi début 2015, Activision Blizzard a fait part de prévisions d’activité plutôt prudentes, après l’annonce de résultats en ligne avec les attentes du marché, en partie à cause de la hausse du dollar. Mais un tel risque peut être en partie neutralisé si l’offre de jeux est suffisamment attrayante.

De ce point de vue, l’éditeur américain a lancé de nouveaux jeux, comme Heathstone (jeu de cartes en ligne) qui semble gagner en estime auprès des joueurs. Cela devrait lui permettre de trouver des relais de croissance en dehors de ses franchises habituelles (World of Warcraft, Call of Duty).

Electronics Arts

De son côté, l'entreprise semble tirer profit de la refonte de son portefeuille de franchises sur des titres clefs (FIFA, Battlefield) et de sa volonté de présenter une offre sur une vaste gamme de plates-formes (réseaux sociaux, mobile, console, ordinateurs, streaming).

L’arrivée d’un nouveau dirigeant en 2013, Andrew Wilson, doit aider à conduire une stratégie ambitieuse et améliorer les perspectives de développement sur le moyen/long terme, estime Peter Wahlstrom, analyste de Morningstar.

Ubisoft

Après un parcours boursier volatil, Ubisoft semble enfin sur les rails de la croissance et du redressement des profits. Le consensus attend ainsi un retour aux bénéfices au cours de l’exercice clos le 31 mars 2015, puis un bond de 31 % du bénéfice par action au cours de l’exercice fiscal 2015-2016, en grande partie grâce au rebond des ventes (+45 % à 1,46 milliard d’euros selon Factset). Le marché semble d’ailleurs y accorder du crédit puisque le cours de Bourse de l’éditeur a gagné 44 % en un an.

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