• Compte Bancaire
    Jusqu'à 120€ offerts

    Pour une 1ère ouverture d'un Compte Bancaire et d’un Livret d’épargne BforBank jusqu'au 05 septembre 2017

    80€ offerts* pour votre Compte Bancaire BforBank
    + 40€ offerts* pour votre Livret d'épargne BforBank

    *Offres soumises à conditions

  • Livrets
    3% pendant 2 mois

    jusqu'à 75 000€*. Et 40€ offerts sur le Livret d'épargne BforBank
    en maintenant un encours min. de 20 000€ jusqu'au 31/12/2017.
    Pour une 1ère ouverture d'un Livret jusqu'au 05 septembre 2017.
    *Offres soumises à conditions

  • Assurance-vie
    150€ offerts*

    Pour une première adhésion au contrat BforBank Vie
    jusqu'au 31 août 2017 avec un versement initial minimum
    de 3 000€ dont 25% minimum investis en unités de compte
    non garanties en capital. 
    *Offre soumise à conditions

  • Bourse
    1 000€ de courtage remboursés
    jusqu’au 30 septembre 2017 et 80€ offerts

    pour une 1ère ouverture ou transfert d'un compte-titres, 
    d'un PEA et/ou d'un PEA-PME jusqu'au 05 septembre 2017* 
    *Offre soumise à conditions

  • OPCVM
    80€ offerts
    et 1 000€ de courtage remboursés *

    jusqu'au 30/09/2017 pour une 1ère ouverture
    ou transfert d'un compte-titres, d'un PEA
    et/ou d'un PEA-PME jusqu'au 05 septembre 2017

    *Offre soumise à conditions

  • Crédit conso
    Vos projets n'attendent pas !

    BforBank vous propose, avec son partenaire CréditLift,
    une solution de financement flexible qui s'adapte
    à vos envies, vos besoins et votre situation.

    Un crédit vous engage et doit être remboursé.
    Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

  • Crédit immobilier
  • Le Mag
A lire dans la même thématique

Comment Euronext modernise ses marchés

Exit le Marché libre et Alternext, place à Euronext Access et Euronext Growth

Après le Brexit, observateurs, médias, instituts de sondage et marchés financiers ont de nouveau été pris à contre-pied, avec la victoire de Trump à la présidence des Etats-Unis. Analyse à chaud.

Repli historique du peso mexicain

S’ils peuvent apprécier certaines idées du candidat victorieux, les marchés financiers attachent plus d’importance à la stabilité. « Sans surprise, les marchés émergents et les devises ont réagi au résultat des élections, alors que le monde est confronté à la perspective d’un leader américain plus insulaire », indique Peter Hensman, stratégiste chez Newton Investment Management (BNY Mellon IM).

A la Bourse de Tokyo, l’indice Nikkei perdait en clôture 5,4 %, les investisseurs ayant déjà eu connaissance des résultats de l’élection. A Paris, le Cac 40, qui cédait 2,8 % à l’ouverture, ne cédait plus que 1 % à midi, avant de repasser dans le vert ! A 15 h 30, une valeur comme Sanofi s’octroyait 4,5 % et, en séance, ArcelorMittal s’adjugeait jusqu’à 8,9 %... Les contrats à terme sur le Dow Jones avaient initialement fait état d’un recul de 833 points de l’indice lors de l’ouverture des marchés boursiers américains, dépassant ainsi le précédent record de 778 points après la faillite de Lehman Brothers en 2008 et les 684 points après les attaques du 11 septembre 2001.

« Le billet vert, ajoute Léon Cornelissen, économiste en chef chez Robeco, a décroché de plus de 2 % par rapport aux principales devises, tandis que l’or, considéré comme valeur refuge en temps de crise, a bondi de 3,5 %. Le rendement des emprunts d’Etat s’est replié de 12 points de base [0,12 %]. Le peso mexicain a accusé un repli historique de 11 %. »

Et puis, à New York, le Dow Jones a démarré la séance du 9 novembre sur une note de neutralité (– 0,08 %), pratiquement à son niveau de la veille, avant de passer également dans le vert. Ceux qui avaient pronostiqué une chute des cours en cas de victoire républicaine en sont pour leurs frais. « En attendant de connaître les détails de la politique de Donald Trump, soulignent les experts d’Allianz Global Investors, sa rhétorique sur le commerce, l’immigration et la coopération internationale représente une menace pour l’économie, aussi bien américaine que mondiale. Les marchés américains devraient entrer dans une phase d’aversion au risque, caractérisée par une volatilité accrue et une demande soutenue pour l’or et les bons du Trésor. Les valeurs du secteur hospitalier pourraient, quant à elles, fortement corriger, avec la fin annoncée de l’Obamacare [couverture santé]. »

« Le protectionnisme, continuent-ils, sera le principal thème d’investissement, notamment en Asie. Les tarifs douaniers [Chine, Mexique…] devraient augmenter, tandis que les flux commerciaux devraient s’effondrer, pesant sévèrement sur les pays asiatiques exportateurs. Nous anticipons un mouvement de repli vers la qualité sur les obligations asiatiques [les mieux notées par les agences spécialisées]. Par ailleurs, nous anticipons une hausse massive des dépenses d’armement, notamment au Japon et en Corée… »

 

L’Europe épargnée

« En Europe, de manière ironique, les actions pourraient, nuancent-ils, se transformer en havre de paix comparé aux actions américaines. L’impact sur les entreprises pourrait être limité. A court terme, nous anticipons une remontée de l’aversion au risque sur les marchés obligataires, couplée à des rendements en baisse et un aplanissement de la courbe des taux. »

Donald Trump pourrait se passer du soutien de son propre parti au Congrès. En tant que chef de l’exécutif, le 45e président des Etats-Unis a suffisamment de pouvoir pour bousculer les relations internationales. L’élection américaine ne constitue pas un événement isolé : elle intervient dans une année au cours de laquelle plusieurs événements – à commencer par le Brexit – remettent en cause la vision conventionnelle de la mondialisation et les principaux accords commerciaux. Avec ses propositions de réforme de l’impôt sur les sociétés (qui passerait de 35 % à 15 %) et sur le revenu des ménages (avec, en outre, une hausse des salaires), d’une part, et de dépenses d’infrastructures (550 milliards de dollars sur cinq ans), d’autre part, le nouveau locataire de la Maison-Blanche (à partir du 20 janvier 2017) devrait relancer l’économie américaine. Toutefois, les mesures budgétaires qui devraient être prises pourraient accroître la dette publique, ce qui pourrait provoquer à long terme des difficultés économiques.

« Sur la question du changement climatique, commente Léon Cornelissen, Donald Trump a encouragé une diminution des réglementations contre les carburants fossiles aux Etats-Unis. Il est clair que la lutte contre le changement climatique ne sera pas l’une de ses priorités. Le président encouragera probablement un effort important de déréglementation des industries américaines du pétrole, du gaz et du charbon, ce qui explique pourquoi le cours du pétrole a baissé, puisque l’offre se maintiendra excédentaire. Cela rendra la vie plus dure à l’Opep. »

« Les Etats-Unis sont en situation de plein emploi, souligne John Bailer, gérant chez The Boston Company AM (BNY Mellon IM), et connaissent une hausse de la formation des ménages, ce qui a un effet positif. Ceci couplé avec une inflation faible, nous pensons que l’économie américaine peut progresser de 2 % sans risque de surchauffe. »

« Comme souvent avec ce type d’événements, fait remarquer Nuno Teixeira, directeur des gestions institutionnelles et réseaux chez Natixis Asset Management, les investisseurs ont tendance à sous-estimer les risques à l’approche de l’événement, puis à en exagérer les conséquences une fois qu’il se produit. A Wall Street, les entreprises les plus exportatrices pourraient être pénalisées. Mais la réaction modérée des marchés d’actions européens semble tenir compte du discours relativement consensuel de Donald Trump après l’annonce de son élection. »

 

Ne pas paniquer

« L’essentiel pour les investisseurs est de ne pas paniquer, insiste le professionnel. Car la tendance de l’indice S&P 500 au lendemain des élections présidentielles, qu’elle soit haussière ou baissière, n’a absolument aucun pouvoir prédictif sur ce qu’il advient au cours de la période qui suit. Le marché a plongé de 10 % en deux séances après que Barack Obama a battu John McCain, en novembre 2008, ce qui n’a pas empêché le marché d’enregistrer dans les années suivantes un gain annualisé moyen de 13,3 %. »

« Un consensus existe avec le Congrès, ajoute Nuno Teixeira, pour financer une partie des dépenses d’infrastructures par une taxe sur les rapatriements de capitaux des multinationales, une mesure qui pourrait entraîner un rebond de 4 % à 5 % du dollar. Les secteurs exportateurs seraient alors pénalisés par la force du billet vert. Notre positionnement à moyen terme sur les actions devrait donc s’articuler autour d’un biais en faveur des valeurs défensives contre les cycliques hors construction. »

Les marchés financiers vont certainement se préparer aux risques de dé-mondialisation (qui ne seraient pas favorables aux actions) et aux pressions inflationnistes (qui ne seraient pas favorables aux obligations). Les craintes géopolitiques et les tensions commerciales risquent de saper la confiance des investisseurs et les projets d’investissement des entreprises, ce qui pourrait freiner la croissance mondiale, déjà atone.

Tout dépendra aussi de la capacité de Donald Trump à convaincre un Congrès qui, quoique républicain, n’est pas automatiquement acquis à sa cause. Pour l’instant, les marchés vont devoir digérer les résultats de l’élection présidentielle américaine. Et, sauf imprévu, la Réserve fédérale devrait rehausser son taux directeur en décembre, comme elle l’avait fait l’an dernier à pareille époque en enclenchant la normalisation de sa politique monétaire. Quoi qu’il soit, il semble qu’il soit trop tard pour vendre. Et, pour acheter, le cas échéant, des actifs risqués (actions et obligations d’entreprises, notamment), il paraît préférable de prendre son temps. Diversification et flexibilité sont plus que jamais de mise.