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Pénalisées par la remontée de l’euro face au dollar, les actions européennes ont souffert. Les marchés américains ont eux atteint des sommets et les places émergentes affichent de belles performances.

04 septembre 2017

La Rédaction

Si plusieurs années de suite, l’été a été meurtrier sur les marchés financiers, la saison estivale 2017 a été plutôt calme. Les marchés mondiaux ont poursuivi leur progression durant tout l’été, avec pour seul fait notable : une hausse de la volatilité autour de la mi-août à la suite des échanges houleux entre le président des Etats-Unis et le dictateur nord-coréen.

Un mois de juillet globalement positif

L’indice MSCI World en dollar qui reflète l’ensemble des places financières a en effet gagné 2,7 % sur un mois, ce qui porte sa hausse sur les sept premiers mois de l’année à 13,2 %. Une belle performance tirée notamment par les marchés émergents qui figurent sur le mois parmi les places financières les plus dynamiques. L’indice MSCI Emerging Markets en dollar dépasse ainsi largement les gains moyens enregistrés sur les marchés mondiaux avec une performance mensuelle de +5,5 %. Les places américaines ont aussi continué à progresser malgré les difficultés rencontrées par la nouvelle administration Trump à imposer ses réformes. L’indice S&P 500 affiche une hausse mensuelle au mois de juillet de 1,9% et le Nasdaq où sont cotées les valeurs technologiques de 3,4 %. Cette hausse a été soutenue par les résultats du secteur de la technologie qui ont dépassé les attentes des analystes financiers sur les chiffres d’affaires comme sur les bénéfices. Seule la zone euro reste en retrait sur la période avec une hausse de l’indice Euro Stoxx 50 de seulement 0,2 %. Et les grandes places de la zone font encore moins bien puisque le CAC 40 et le Dax allemand ont reculé sur le mois de respectivement 0,5 % et 1,7 %. En cause : la hausse de l’euro face au dollar. La devise européenne a terminé le mois légèrement au-dessus de 1,18, soit un plus haut depuis début 2015.

Une hausse de la volatilité en août

Le mois d’août a démarré sous les mêmes auspices que le mois de juillet, il s’est toutefois caractérisé par une forte hausse de la volatilité à la suite des incidents diplomatiques entre les Etats-Unis et la Corée du Nord. Au plus fort de la crise, l’indice VIX, qui mesure la volatilité attendue des actions et est souvent utilisé pour mesurer les craintes des investisseurs, s’est envolé à un sommet inégalé depuis novembre 2016. Les valeurs refuge comme l’or sont remontées, le métal précieux renouant avec les sommets enregistrés en début d’année. Pour autant, les marchés actions US ont progressé sur la période, le Dow Jones (valeurs industrielles) affiche une hausse de 0,19% sur un mois et le Nasdaq (valeurs technologiques) de 1,16%. Mais surtout, les valorisations atteignent des plus hauts, le S&P a gagné à fin août plus de 10% depuis le début de l’année (hors impact de la baisse du dollar). Les spécialistes commencent même à s’interroger sur l’existence d’une bulle aux Etats-Unis car les valorisations actuelles n’ont été dépassées qu’à deux reprises : en 1929, avant la Grande Dépression, et en 2000 avant l’éclatement de la bulle internet. Une situation qui tranche avec celle de la zone euro. Si les indicateurs économiques sont tous au beau fixe, les places financières européennes sont fortement pénalisées par la hausse de l’euro, le CAC 40 a en effet continué à se replier de l’ordre de -0,16% sur un mois, tout comme l’Euro Stoxx 50 (-0,81% sur un mois). De quoi inciter les investisseurs à revenir sur ces actifs à moindre coût.

Crédit photo : AndreiGoncharov