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Même si la gestion active garde ses mérites, la gestion passive prend, avec les ETF, de plus en plus d’importance.

ETF : des fonds indiciels cotés en plein essor

Dans la gestion active, les professionnels veulent battre des indices en prenant des positions qui n’en reflètent pas la composition. Nombre d’études montrent qu’il est très difficile de faire mieux, dans la durée, qu’une référence boursière. Et ce pour plusieurs raisons. Un indice n’a pas d’états d’âme, il est toujours pleinement investi, il se renouvelle et il ne supporte pas de frais de gestion. Les indices servent à apprécier, par comparaison, les résultats des gestions actives. Ils sont aussi utilisés comme sous-jacents des gestions passives. Dans ce cas, les investisseurs savent ce qu’ils achètent et personne ne peut reprocher à un gérant « passif » de ne pas faire mieux que son indice.

Variété et souplesse d’utilisation

Les Exchange Traded Funds (ETF) - ou trackers - sont des supports d’investissement cotés en Bourse, en continu, comme des valeurs mobilières ordinaires. Ils évoluent comme leurs indices sous-jacents.

Apparus aux Etats-Unis dans les années 90, ils se développent en Europe depuis une quinzaine d’années. Dans l’Hexagone, ils sont surtout prisés des institutionnels. Le succès qu’ils rencontrent est également dû à leur simplicité : facilité de négociation, frais réduits (frais de courtage habituels et frais de gestion souvent inférieurs à 0,5 % par an), large palette de sous-jacents.

La plupart des classes d’actifs et des spécialités (géographiques ou sectorielles) sont représentées. Il est possible, par exemple, de s’intéresser aux actions françaises, aux valeurs internationales, aux emprunts privés de la zone euro, à la dette émergente, aux matières premières, à différentes stratégies et autres thématiques de gestion.

Les trackers peuvent être logés dans l’assurance-vie. Il existe aussi des ETF éligibles au PEA qui permettent de s’exposer à une place étrangère (Japon, Russie…). Il y a encore des ETF qui, grâce à un effet de levier, permettent de doubler ses gains (ou ses pertes). Certains indices ne sont pas pondérés par la capitalisation boursière. Ce qui offre un choix plus étendu. Les ETF peuvent être combinés entre eux. Par ailleurs, un particulier ne peut reproduire la performance d’un indice, vu les moyens requis. Dans la réplication physique, le gestionnaire acquiert toutes les valeurs d’un indice. Dans la réplication synthétique, il échange par un contrat (swap) la performance d’un portefeuille investi en titres liquides contre celle d’un indice.

Une seule part d’un ETF permet de suivre de quelques dizaines à quelques centaines de titres. En France, les investisseurs ont à leur disposition près de cinq cents ETF proposés par une douzaine d’émetteurs (Amundi, Lyxor, Deutsche Bank, Invesco, State Street, BlackRock…). Dans le monde, en quinze ans, les fonds actions passifs ont collecté plus de 2.000 milliards de dollars, au détriment de la gestion active.