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La montée en puissance des critères extra-financiers axés sur l’environnement donne une nouvelle jeunesse aux fonds qui investissent dans la thématique écologique. Petit tour d’horizon.

07 décembre 2018

Michel Lemosof

La montée en puissance des critères extra-financiers axés sur l’environnement donne une nouvelle jeunesse aux fonds qui investissent dans la thématique écologique. Petit tour d’horizon.

L’investissement responsable met en lumière l’importance de la prise en compte des critères ESG : environnement, social ou sociétal, gouvernance. À lui seul, le "E" a déjà permis le développement d’une catégorie, celle de l’écologie. Parallèlement, les initiatives, locales (comme la mise en place, en France, du Haut Conseil pour le climat) ou internationales (comme la Conférence des parties signataires de la convention climat, plus connue sous l’acronyme COP), se multiplient.

« La nécessité d’apporter des solutions concrètes pour lutter contre le dérèglement climatique ou la pollution environnementale, explique Victoria Leggett, directrice de l’investissement responsable à l’Union bancaire privée, est l’affaire de tous. Les stratégies actions à impact positif durable offrent aux investisseurs la possibilité d’apporter une contribution à la préservation de la planète, tout en recherchant la performance. »

Une exigence de transparence

Les gérants de portefeuille prennent désormais le sujet très au sérieux. Il est vrai que l’article 173 de la loi sur la transition énergétique, votée en 2015, est passé par là. Il définit les obligations d’information des investisseurs institutionnels (sociétés de gestion, banques, compagnies d’assurances, etc.). Ceux-ci doivent indiquer la contribution de leurs investissements dans la lutte contre le changement climatique et préciser l’empreinte carbone des fonds qu’ils gèrent. Il faut aussi noter que les sociétés cotées en Bourse sont tenues de déclarer dans leurs rapports annuels les risques financiers liés aux effets du changement climatique, ainsi que les mesures qu’elles adoptent pour les atténuer.

« Les entreprises qui ne respecteraient pas certains critères, fait observer Léa Dunand-Chatellet, responsable du pôle Investissement responsable chez DNCA Investments, courraient le risque d’être controversées ou de voir leur réputation remise en cause. Avec, à la clé, une chute de leur cours en bourse. »

Sur cinq ans, le Mirova Europe Environmental Equity Fund se hisse en tête de la catégorie « écologie » (+ 30 %). Quelques lignes de ce fonds que pilote Suzanne Sellenart : Thermo Fisher Scientific, Symrise, Air Liquide, Halma, Allianz et Vestas Wind Systems.

« Loin de se limiter à quelques développements spécifiques, comme ceux du véhicule électrique ou des énergies renouvelables, fait remarquer la gérante, la transition écologique concerne l’économie tout entière. »

Les gérants du Nordea 1 - Global Climate and Environment Fund, Thomas Sørensen et Henning Padberg, eux, ont sélectionné des valeurs comme Hexcel, IPG Photonics, Energy Recovery, Stericycle et Hydrogenicx. Citons encore le Schroder International Selection Fund Global Climate Change Equity, Ecofi Enjeux Futurs et Pictet - Global Environmental Opportunities, sans oublier l’ETF BNP Paribas Easy Low Carbon 100 Europe.

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