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Un chèque alimentaire, pour quoi faire ?

Faisant suite aux déclarations du président de la République devant la Convention citoyenne pour le climat, le gouvernent planche sur la création d’un chèque alimentaire durable.

Les sociétés de gestion n’ont pas attendu que le GIEC ne tire la sonnette d’alarme, pour promouvoir des fonds visant à combattre le réchauffement climatique.

12 octobre 2021

Michel Lemosof

Selon l’Agence nationale océanique et atmosphérique américaine, juillet 2021 a été le mois plus chaud jamais enregistré. Tout le monde se souvient que l’Accord de Paris de décembre 2015 (COP21) prévoyait de limiter d’ici à 2030 le réchauffement climatique dans une fourchette de 1,5 °C à 2 °C par rapport au niveau préindustriel. Pour les experts du ministère de la Transition écologique, cela ne fait pas de doute : "L’influence humaine a réchauffé l’atmosphère, les océans et les terres. Les preuves observées dans les phénomènes extrêmes (vagues de chaleur, précipitations, sécheresses, cyclones tropicaux…) se sont renforcées."

Dans un média en ligne, Georges Ugeux, spécialiste en finance, a déclaré : "Le climat, c’est un marathon de plus de cinquante ans." Raison de plus ne pas perdre de temps ! Ce ne sont pas moins de 9.000 milliards de dollars qui sont aujourd’hui investis dans des fonds pour préserver l’environnement et lutter contre le dérèglement climatique. Dans son Money Monitor de septembre sur les flux de souscriptions en Europe, Lyxor confirme que "les fonds et ETF orientés sur les enjeux ESG et climatiques sont de plus en plus prisés."

Séparer le bon grain de l’ivraie

Mais attention ! Dans une étude portant sur sept cent vingt-trois fonds, le groupe de réflexion InfluenceMap relève "un manque de cohérence et souvent une faible transparence sur l’alignement de nombreux fonds ESG et climatiques sur les objectifs climatiques mondiaux". 

Plusieurs supports sont toutefois de qualité, à l’image de LBPAM ISR Actions Environnement (code Isin : FR0010748368), avec Alvaro Ruiz-Navajas et Medhi Chaiti aux commandes, qui délivre une performance de + 10,9 % en moyenne annualisée sur cinq ans, de MAM Transition Durable Actions (code Isin : FR0000970949), dont sont responsables Guillaume Chaloin et Aurélien Taïeb, et de Candriam Sustainable Equity Climate Action (code Isin : LU1932633644), que gère Koen Popleu.

Citons aussi Nordea 1 - Global Climate and Environment Fund (code Isin : LU0841586075), « Globe d’or de la gestion 2021 » du magazine Gestion de Fortune (catégorie environnement), que pilotent Thomas Sørensen et Henning Padberg et qui détient des valeurs comme Republic Services, Linde, Waste Management, Air Liquide ou ASML Holding, Amundi Global Ecology ESG (code Isin : LU3883318740), dont les gérants, Christian Zimmermann et Ian O’Reilly, investissent dans la dépollution de l’air, les énergies alternatives, le recyclage, le traitement de l’eau et la biotechnologie, et CPR Invest - Climate Action (code Isin : LU1902443420), géré par Vafa Ahmadi, Alexandre Blein et Arnaud du Plessis. Mentionnons encore Sycomore Eco Solutions (code Isin : LU1183791794), DNCA Invest Beyond Climate (code Isin : LU2254337392) et EdR Sicav - Green New Deal (code Isin : FR0013428927).

Crédit photo : Getty Images