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20 février 2017

Michel Lemosof

Le processus de gestion de Pastel & Associés repose sur un investissement dans un nombre réduit d’entreprises cotées (à peine une trentaine). Celles-ci sont choisies à partir d’une analyse approfondie de la valeur économique et de la perspective de retour sur investissement.

« Deux objectifs de long terme structurent ce processus, fait remarquer David Pastel, président de la société de gestion : préserver le capital investi et le faire fructifier au-delà de ce que rapportent les indices d’actions internationales. Qui peut prétendre toujours acheter ou vendre au meilleur moment et au meilleur prix ? Ce n’est généralement pas le cas. Le consensus, la plupart du temps défavorable, notamment en cas d’achat, met des mois, sinon des années, à s’inverser. Pour qu’un gérant puisse récolter les fruits d’un investissement, encore faut-il qu’il n’ait pas entre-temps succombé dans les crises qu’il rencontre. Il faut donc éviter les sociétés à la constitution trop fragile, trop endettées ou sujettes à une obsolescence technologique ou réglementaire. »

Cap sur la valeur intrinsèque

Le prix de marché d’un actif n’est pas une source d’information fiable quant à la valeur de cet actif. C’est un « niveau de compensation » auquel il est possible d’acheter ou de vendre un actif. Un indicateur plus pertinent est la « valeur d’usage » ou la « valeur intrinsèque ». Pour la connaître, plusieurs méthodes sont utilisées, à partir du flux de trésorerie disponible, du compte de résultat ou de l’actif net réévalué. Un actif n’a pas de valeur intrinsèque définie une fois pour toutes, mais une série de possibles valeurs intrinsèques.

« Notre travail d’évaluation, souligne David Pastel, consiste à préciser les éventuelles bornes de cet intervalle de valeurs et leurs probabilités de réalisation. Plutôt que de chercher à prévoir l’imprévisible, nous nous efforçons d’estimer l’impact qu’aurait la réalisation des scenarii les plus pessimistes. Nous achetons un actif lorsque son prix est inférieur ou égal à la borne inférieure de l’intervalle de ses valeurs intrinsèques possibles. »

La sous-valorisation n’est pas tout. Il faut aussi vérifier que le management répartit rationnellement les capitaux de l’entreprise, entre réinvestissement organique, croissance externe, versement de dividendes et rachats d’actions. Une culture d’entreprise forte, où la maîtrise des coûts, l’innovation, la nécessité de se réinventer et la qualité des produits ou des services occupent une place prépondérante est déterminante, de même que l’existence d’avantages concurrentiels, comme la capacité de préservation des marges (pricing power), le contrôle de la distribution, la réputation, le caractère quasi-captif de la clientèle ou le pourcentage de chiffre d’affaires récurrent élevé, sans oublier l’implication des dirigeants.

Crédit photo : istock