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Au premier trimestre, la spirale baissière s’est accélérée dans les marchés. L’onde de choc du Covid-19 s’est propagée plus vite dans les esprits que dans les organismes.

28 mars 2020

Michel Lemosof

Au premier trimestre, la spirale baissière s’est accélérée dans les marchés. L’onde de choc du Covid-19 s’est propagée plus vite dans les esprits que dans les organismes. Mais, face à l’anticipation d’un ralentissement économique inévitable, la plupart des investisseurs se sont mis à l’abri. Etat des lieux.

Lors de sa conférence du 11 mars, l’Organisation mondiale de la santé a déclaré que l’épidémie qui avait démarré fin 2019 en Chine était une "pandémie". Le lendemain, la Bourse de Paris dévissait de 12,3 %. Du jamais vu ! Mais, le 20 février, le Cac 40 avait commencé à glisser, perdant 35,6 % jusqu’au 23 mars (avant de regagner 8,4 % le jour suivant). Dans la période, le niveau des indices de volatilité – également appelés  "indicateurs de la peur" – a été multiplié par 3,5 (plus qu’en 2008).

Entre le 31 décembre 2019 et le 23 mars 2020, les indices Dow Jones, Nikkei 225, Zhong Hua (Chine) et MSCI Monde ont cédé 35 %, 28,6 %, 19,5 % et 32 % respectivement. En moins d’un trimestre, la capitalisation boursière mondiale a fondu de 30.000 milliards de dollars ! En Europe, les secteurs de l’énergie (– 47,9 %), de l’automobile (– 45,8 %) et de l’assurance (– 42,6 %) ont été touchés de plein fouet. Même celui de la santé (– 19,6 %) n’a pas été épargné. Des actions comme Renault (– 63,8 %), CNP Assurances (– 61,9 %), Société Générale (– 55,6 %), Air France KLM (– 55,4 %) ou Saint-Gobain (– 50,9 %) ont plongé. Or, après une baisse de 50 %, il faut une hausse de 100 % pour revenir au cours d’avant…

Du côté des fonds

Les fonds n’ont pas fait de miracles. En douze semaines, des produits de H2O AM ont abandonné de 15 % (Multi Aggregate) à 77,9 % (Multistrategies), en passant par – 16,1 % (Adagio), – 44,5 % (Moderato), – 48,9 % (Multibonds) et – 56,4 % (Allegro).

Les autres gestionnaires font aussi profil bas. Qu’il s’agisse, pour les actions, de Comgest (– 19,2 % pour Monde), HMG Finance (– 22 % pour Découvertes), Pictet AM (– 22,5 % pour Global Megatrend Selection), Gemway Assets (– 26,8 % pour GemEquity, fonds dédié aux marchés émergents), Mandarine Gestion (– 31,1 % pour Unique, fonds de valeurs moyennes européennes), Clartan Associés (– 31,6 % pour Rouvier Valeurs), Fidelity (– 33,4 % pour Europe), Moneta AM (– 35,1 % pour Multi Caps, plus gros portefeuille d’actions françaises) ou La Financière de l’Echiquier (– 44,7 % pour Agressor, ancien fonds star).

Du côté de la diversification, les dégâts ont été limités. Que ce soit pour Nordea AM (– 8,3 % pour Stable Return), Carmignac Gestion (– 9 % pour le flagship Patrimoine), CPR AM (– 11,2 % pour Croissance Réactive), M&G Investments (– 14,7 % pour Optimal Income), Amiral Gestion (– 15,5 % pour Sextant Grand Large), Sycomore AM (– 15,6 % pour Allocation Patrimoine), Amundi (– 15,9 % pour Patrimoine) ou DNCA Investments (– 16,3 % pour Eurose). « Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. » Un avertissement à méditer.

Crédit photo : Getty images