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Certaines industries énergo-intensives pourraient être amenées à subir des coupures. La sobriété énergétique est en passe de devenir un critère de sélection des sociétés.

14 septembre 2022

La Rédaction

Suite à l’invasion de l’Ukraine, les pays occidentaux ont pris un ensemble de sanctions contre Moscou. En réaction, la Russie a décidé de réduire ses exportations de gaz vers l’Europe, provoquant une montée en flèche du prix du gaz.

Des prix qui grimpent avec la crise énergétique

D’après une note de la banque d’affaires Goldman Sachs, publiée le 8 septembre 2022, " la moyenne sur 10 ans des prix du gaz naturel en Europe avant cette crise était d'un peu plus de 20€ par mégawattheure. L'ampleur du problème actuel - ou plutôt l'ampleur du déficit d'approvisionnement actuel - a forcé les prix au-dessus de 200€ par mégawattheure, ce qui signifie qu'ils sont plus de 10 fois supérieurs à la moyenne décennale sur ce marché. "

Avec le gaz, ce sont aussi les tarifs de l’électricité qui augmentent fortement sur le marché de l’énergie.

Bon à savoir

Agroalimentaire, automobile et industrie font partie des secteurs les plus impactés par la hausse des matières premières. Plus d’informations dans le Mag.

Crise énergétique en Europe : certaines industries particulièrement exposées

Dans un contexte de hausse des prix de l'énergie, les industries les plus gourmandes pourraient être mises à contribution. L’industrie du verre, la sidérurgie et l’industrie textile font partie des plus exposées.

Plusieurs solutions sont en discussion au niveau européen, comme un plafonnement des prix du gaz. Cette situation s’explique moins par un problème d’ajustement des prix que par un déficit d’offre. " Les prix sont le symptôme ; le vrai problème est le manque de gaz naturel et c'est pourquoi la demande doit baisser. ", affirme Goldman Sachs. Pour réduire cette demande, deux possibilités : réduire la consommation des particuliers et/ou imposer des coupures d’énergie aux entreprises énergo-intensives. Le scénario actuel du gouvernement serait de privilégier les ménages aux entreprises.

Quels enseignements en tirer en matière d'allocation d'actifs ?

Les entreprises qui auraient éventuellement à subir ces coupures d’énergie connaîtraient des baisses voire des arrêts de production, une perte de chiffre d’affaires et même des destructions d’emplois. L’ampleur de ce phénomène reste cependant difficile à estimer.

Un arrêté du 5 juillet 1990 liste les installations industrielles qui sont prioritaires. On retrouve, parmi elles, les hôpitaux, les entreprises de défense ainsi qu’un certain nombre d'entreprises agroalimentaires. Ce sont les préfets qui sont chargés de lister ces sites prioritaires. Parallèlement, un projet de décret dresse la liste des quelque 5 000 sites industriels et gros consommateurs (hors particuliers) qui pourraient être concernés par ces coupures ciblées et d’urgence en cas de manque de gaz.

Dans ce contexte, il est plus que jamais nécessaire de diversifier son portefeuille boursier. Les entreprises énergo-intensives ne devraient représenter qu’une partie seulement d’une allocation équilibrée. De plus, il peut être intéressant de privilégier des sociétés qui ont engagé une réflexion se traduisant, par exemple, par la mise en place d’un plan de sobriété énergétique. Même si les avis divergent sur cette question, les prix de l’énergie pourraient demeurer durablement élevés.

Crédit photo : Getty Images