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Fin juillet, l’once d’or a battu son record de septembre 2011. Les raisons de cette envolée ne manquent pas. Certains estiment que le mouvement va se prolonger.

06 octobre 2020

Michel Lemosof

Fin juillet, l’once d’or a battu son record de septembre 2011. Les raisons de cette envolée ne manquent pas. Certains estiment que le mouvement va se prolonger. Comment investir sur le métal jaune. De quoi les portefeuilles des fonds spécialisés se composent-ils ? Le point sur la situation.

Le 6 septembre 2011, l’once d’or valait 1.895 $. Un autre pic a été atteint le 31 juillet 2020, à 1.984 $ pour 30,104 grammes de métal fin. Nouveau sommet le 6 août dernier, à 2.070 $. Le 4 septembre, l’once était revenue à 1.933 $, soit un gain de 27,4 % en trente-six semaines.

L’année en cours est à marquer d’une pierre blanche pour le métal jaune, alors que le principal indice boursier tricolore a chuté de 16,9 %, que l’or noir a plongé de 35,9 % et que le billet vert a reflué de 5,3 % contre l’euro. Dans une chronique, Hubert Tassin, expert en finance, signale que ce n’est pas tant l’or qui monte que les devises qui se dévalorisent. Alors que les taux d’intérêt, au plus bas, soutiennent l’or, c’est l’investissement qui a provoqué la ruée, nombre de gestionnaires ayant voulu se diversifier. En huit mois, les produits adossés à l’or physique ont accumulé 809 tonnes de métal !

Warren Buffet avait un jour affirmé que l’or n’avait aucune utilité. Or, au deuxième trimestre, l’homme d’affaires a investi 562 millions de dollars en actions Barrick Gold "Les mines d’or, dont la performance est en retrait de celle du métal fin depuis septembre 2011 [– 28 % contre + 2 %], écrit dans commentaire Arnaud du Plessis, gérant chez CPR AM, conserve un potentiel d’appréciation significatif."

Valeur refuge par excellence

Le professionnel a un objectif compris entre 2.700 $ et 2.800 $ l’once pour 2025.

Malgré sa récente flambée, déclare de son côté dans un communiqué de presse Nicholas Johnson, portfolio manager commodities chez Pimco, nous pensons que le métal jaune reste attractif.

Le gestionnaire américain Sprott, relève Laurent Schwartz, directeur du Comptoir national de l’or, observe que seulement 20 % des investisseurs sont exposés au métal jaune dans leurs allocations, selon une proportion d’à peine 2 %. Si ces pourcentages doublaient, cela correspondrait à 2.000 milliards de dollars d’achats !

Le métal précieux ne rapporte rien, mais c’est une police d’assurance contre les crises financières et un rempart contre l’inflation. Pour s’y intéresser, il y a l’or physique (lingots, mini-lingots ou lingotins, pièces, bijoux) et l’or papier. Cette catégorie comprend les fonds d’actions de minières, comme CM-CIC Global Gold (+ 32,9 % sur un an, à fin août), les ETF (Exchange Traded Funds, fonds indiciels cotés), comme Lyxor MSCI ACWI Gold, les ETC (Exchange Traded Commodities), investis en or, comme Xetra-Gold, ou encore les certificats.

BGF World Gold comprend des titres comme Barrick Gold, Newmont Corporation, Kirkland Lake Gold, Gold Fields, Kinross Gold, Newcrest Mining, Wheaton Precious Mining ou Agnico Eagle Mines. Le fonds Amundi Actions Or détient ces mêmes huit lignes, plus Franco-Nevada et AngloGold Ashanti.

Crédit photo : Getty images