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22 mars 2017

Michel Lemosof

Les élections qui se tiendront en 2017, en France, en Allemagne et, probablement, en Italie, perturbent les marchés financiers. Comme ceux-ci ont traditionnellement horreur de l’incertitude, beaucoup d’investisseurs internationaux se montrent frileux. Pourtant, la conjoncture économique mondiale s’améliore, ce dont les entreprises vont tirer parti.

Selon les experts de Pictet Wealth Management, la hausse modérée des anticipations d’inflation et les perspectives de croissance des profits des sociétés, ainsi que la transition d’une politique monétaire à une politique budgétaire, devraient caractériser l’exercice 2017. Fabrice Masson, directeur de la gestion actions et convertibles chez BFT Investment Managers, privilégie les actions de la zone euro et, en particulier, de la France.

« Les révisions de bénéfices, note le professionnel, marquent une inflexion positive, notamment en Espagne et en France, ce qui constitue un soutien pour les marchés actions. Le consensus, qui prévoyait une baisse des résultats de 2 % en 2016 pour l’ensemble du marché européen (contre une prévision de + 10 % en début d’année), s’attend à un rebond de 14 % en 2017. »

Un méga-cycle américain

BFT IM s’intéresse aux grandes tendances.

Par exemple, le développement des classes moyennes dans les pays émergents et la dématérialisation des paiements permettent d’identifier des entreprises prometteuses, comme Seb ou Ingenico. Dans un contexte de hausse des taux d’intérêt, les biais cyclique (matériaux, chimie) et financier (banques) ont été renforcés par le gestionnaire, au détriment des secteurs défensifs (alimentation, immobilier). Chez Amplegest, l’heure est aussi à l’optimisme, car, pour ses gérants également, la croissance mondiale accélère et les profits des entreprises repartent à la hausse…

Pour sa part, Lieven Jacobs, directeur de la gestion chez Quilvest Asset Management, estime que la politique de relance de Donald Trump va soutenir le « mégacycle » économique et boursier aux Etats-Unis. L’économie devrait encore gagner en vigueur outre-Atlantique d’ici à 2019, stimulée par la politique de relance de la nouvelle administration, alors le marché du travail est proche du plein-emploi et que les salaires progressent.

« L’environnement pro-croissance souhaité par Donald Trump, entre dépenses budgétaires, baisses d’impôts et investissements dans les infrastructures, devrait être favorable à l’activité des entreprises et au renouvellement de leurs capacités de production, explique le professionnel. Un objectif de croissance nominale de 5 % est crédible à l’horizon de dix-huit mois. »

Crédit photo : Vasiliki Varvaki