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Avec les vendanges et les traditionnelles foires, le vin est dans l’actualité ! Les amateurs de bonnes bouteilles ont l’embarras du choix. Mais le vin est aussi un placement…

19 septembre 2016

Michel Lemosof

Le montant de la production viticole française dépasse 12 milliards d’euros par an. Dans le monde, la France représente 10,5 % des surfaces viticoles et 11,6 % de la consommation de vin. Selon l’Organisation internationale de la vigne et du vin, la production mondiale de vin est, en 2015, estimée à 275,7 millions d’hectolitres, dont 47,4 millions d’euros pour l’Hexagone. En 2016, les conditions climatiques ayant été défavorables, le ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt s’attend à une récolte de vin de 42,9 millions d’hectolitres.

En Bourse, les épargnants ont à leur disposition les actions LVMH (bien que les vins et spiritueux ne représentent que 12,9 % des ventes du groupe), Laurent-Perrier, Lanson BCC, Vranken-Pommery Monopole et Advini et, pour les bouchons et la tonnellerie, Oeneo et TFF Group. Il y a aussi des façons plus directes d’investir dans le vin, un « bien divers », comme le désigne l’Autorité des marchés financiers, au même titre que les objets d’art et de collection ou autres produits de la terre et de l’élevage…

Un placement élitiste

Selon le Britannique Wine Owners, à fin 2015, la valeur des vins fins a grimpé de 230 % en dix ans, de 61 % en cinq ans et de 7 % en un an. Cela dit, c’est un marché presque exclusivement destiné à des professionnels. Pour faciliter l’accès au placement, mais avec des mises généralement élevées (30 000 € et plus), de rares sociétés, comme la Financière d’Uzès, ont créé des fonds ad hoc. De tels fonds sont habituellement fermés après une période de souscription et liquidés après quelques années.

« Caractérisé par une offre limitée en raison de règles de production strictes et par une demande croissance, le marché des vins d’exception est structurellement acheteur, expliquent les experts de la Financière d’Uzès. Ce marché mondial est de 3,5 milliards d’euros par an, 70 % des échanges étant concentrés sur des vins de Bordeaux. Il bénéficie d’une efficience accrue grâce aux ventes organisées par des maisons d’enchères au rayonnement international ou par des sites Internet spécialisés et grâce à la montée en puissance du Liv-ex (London International Vintners Exchange), plateforme intégrée de négociation et de règlement-livraison. »

Dédiée aux grands vins, celle-ci regroupe plus de quatre cents membres : négociants, courtiers, distributeurs, spécialistes de l’import-export, fonds d’investissement. Son indice phare est le Liv-ex Fine Wine 100.
Pour investir dans le vin, iDealwine ou Cavissima peuvent aussi éclairer les audacieux. Enfin, une bonne solution consiste à s’adresser à un groupement foncier viticole, comme l’un de ceux que proposent les GFV Saint Vincent. Pour 80 000 €, vous pouvez vous offrir le rêve de déguster votre Pomerol !