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Les fonds investis en actions correspondent chacun à différentes stratégies, différents styles de gestion. La gestion quantitative devient incontournable dans l’univers de la gestion collective.

10 décembre 2020

La Rédaction

Les fonds investis en actions correspondent chacun à différentes stratégies, différents styles de gestion. La gestion quantitative devient incontournable dans l’univers de la gestion collective. Qu’est-ce que la gestion quantitative ? En quoi est-elle pertinente ? Quels fonds choisir ?

L’univers de la gestion collective se développe en opposant diverses stratégies. En réalité, celles-ci sont complémentaires.

Il y a, par exemple, la gestion passive (indicielle) et la gestion active (de conviction), le style growth (croissance) et le style value (valeurs boursièrement décotées), la préférence pour les large caps (grandes capitalisations) ou pour les mid & small caps (moyennes et petites capitalisations) et, ce qui est souvent moins connu, la gestion quantitative versus la gestion discrétionnaire qui passe par une politique de sélection de titres ("stock picking").

Qu’est-ce que la gestion quantitative ?

La gestion quantitative (ou quantitative trading en anglais) consiste à collecter un très grand nombre de données sur des types d’investissements très différents et des profils divers.

Dans L’AFEGI Hebdo (2017), Cyrille Collet, Directeur Gestion Actions Quantitatives chez CPR Asset Management, explique ainsi suivre "plus de 8 000 valeurs dans le monde renseignées sur plus de 200 critères financiers au quotidien".

Bon à savoir

On distingue la gestion quantitative active, qui se fixe pour objectif de battre un benchmark de référence (prix de référence, indice…) à moyen-long terme, et la gestion indicielle. Cette dernière a pour but de suivre au plus près les performances d’un marché de référence (indice, panier de valeurs ou de devises…).

Les avantages de la gestion quantitative

Les avantages de la gestion quantitative sont nombreux :

  • construire des portefeuilles adaptés aux besoins de clients. La gestion quantitative permet notamment de prendre en compte différents niveaux d’appétence au risque.
  • créer des allocations très diversifiées, sur le plan géographique comme sur le plan sectoriel. Les outils quantitatifs permettent de s’affranchir des limites de l’analyse fondamentale traditionnelle, qui ne peut par définition porter sur un nombre illimité de variables. La gestion quantitative permet aussi de dépasser certains biais de style ou de secteur propres à chaque gérant.
  • mettre en place une allocation de facteurs dynamique. La gestion quantitative, en automatisant un certain nombre de processus, permet de faire preuve de davantage de réactivité face aux variations des marchés.
  • bâtir des stratégies d’investissement qui fonctionnent sur l’ensemble des cycles de marché, et pas seulement dans un environnement financier connu à un instant t. La gestion quantitative offre donc aux investisseurs une certaine visibilité.

Gestion quantitative : quels fonds en proposent ?

La gestion quantitative est exclusivement pratiquée par certains gestionnaires, comme Tobam, Chahine Capital ou Quantoloy Capital Management. D’autres sociétés de gestion, comme BlackRock, la pratiquent à la marge ou parmi d’autres possibilités.

Le fonds Robeco BP Global Premium Equities B EUR (LU0203975197) combine un quantitatif complet avec une recherche fondamentale bottom-up classique sur les actions. Ce fonds est principalement investi dans des valeurs américaines ou de l’Eurozone.

Dans l’univers des moyennes et grandes capitalisations européennes, le fonds Amplegest Pricing Power (FR0010375600), s’est récemment illustré par une distinction ISR. Ce fonds sélectionne les titres sur la base d’une analyse extra-financière et d’une analyse financière suivant une approche quantitative et qualitative.

Crédit photo : Getty images