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En immobilier, les épargnants ont le choix entre investissement en direct et pierre-papier. Dans le second cas, il y a notamment les SCPI, les foncières cotées et les fonds spécialisés.

07 décembre 2020

Michel Lemosof

En immobilier, les épargnants ont le choix entre investissement en direct et pierre-papier. Dans le second cas, il y a notamment les SCPI (à l’abri des variations boursières), les foncières cotées et les fonds spécialisés. Comme les cours ont baissé en 2020, c’est peut-être le moment d’acheter.

Les SCPI, comme les OPCI, souvent bien diversifiées, peuvent procurer un rendement brut supérieur à 4 %. Toutefois, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de cotation en Bourse que les prix des parts sont garantis. Les sociétés d’investissement immobilier cotées, elles, présentent deux avantages : liquidité et exonération d’Impôt sur le fortune immobilière (IFI)*.

Les fonds et les ETF spécialisés traduisent les évolutions des marchés, en France et à l’international (un plus du point de vue de la répartition des risques). Mais il faut en supporter la volatilité. Du fait de la crise sanitaire, l’action du leader européen des centres commerciaux, Unibail-Rodamco-Westfield, a plongé de 57,7 % en onze mois (avant de regagner 5,4 % dès le 1er décembre).

Sur le segment des bureaux, font observer dans une note d’actualité les experts de l’IEIF (Institut de l’épargne immobilière et foncière), la crainte est que le télétravail impacte durablement la demande et fasse baisser les loyers.

Cela dit, selon eux, une vague d’office bashing à partir du télétravail, analogue au retail bashing à partir de l’e-commerce, participe plus de la finance comportementale que de l’analyse financière.

Une progression annuelle de 7 % depuis 1986

Les rendements des foncières cotées, anticipent Xavier du Terrail et Alain de Brusle, gérants du fonds Claresco Foncier Valor dans leur dernier reporting mensuel, devraient restés à un niveau élevé. Les décotes de 30 % en moyenne qu’elles affichent par rapport aux prix de l’immobilier physique et de l’immobilier-papier devraient entraîner des arbitrages en leur faveur.

Valeurs préférées : Deutsche Wohnen, Aroundtown, Vonovia, Cofinimmo, Leg Immobilien, ADO Properties, Gecina, Unibail-Rodamco-Westfield, WDP-Sicafi et Aedifica.

Oddo BHF Immobilier et CM-CIC (centres commerciaux, bureaux, résidentiel et logistique) font partie des meilleurs fonds, comme Axa Aedificandi, l’un des plus performants (plus de 7 % en moyenne par an depuis 1986). Comme ses concurrents, son responsable, Frédéric Tempel, a surtout misé ces dernières années sur l’immobilier allemand.

Pour s’intéresser à la classe d’actifs diversifiante de l’immobilier, en plus des fonds cités, des ETF comme Amundi FTSE EPRA Europe Real Estate ou Lyxor FTSE EPRA/Nareit United States, par exemple, semblent séduisants. Du côté des actions, en plus de CBO Territoria (seule valeur immobilière éligible au PEA, dont le rendement prévisionnel est supérieur à 6 %), Icade, Klépierre et Unibail-Rodamco-Westfield peuvent être suivies.

Toute phase de normalisation, a indiqué dans une récente vidéo-conférence Laurent Gauville, associé de Gestion 21, gérant du fonds Immobilier 21 (dont, autre originalité, la part de distribution va verser un dividende trimestriel), permettra de retrouver les caractéristiques structurelles du secteur.

Crédit photo : Getty images

*L'exonération d'impôt sur la fortune immoibilière n'est possible que sur certaines conditions.