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Entre autres segmentations, les professionnels divisent la cote des valeurs selon la taille des sociétés.

14 octobre 2020

Michel Lemosof

Entre autres segmentations, les professionnels divisent la cote des valeurs selon la taille des sociétés. Si la plupart d’entre eux s’intéressent aux grandes entreprises, la niche de marché des très petites valeurs permet de mieux se diversifier, avec la perspective d’une croissance plus forte. Exemples.

"Les petites et moyennes capitalisations boursières, fait remarquer Karen Georges, gérante actions chez Ecofi Investissements, peuvent s’avérer plus souples dans un contexte économique complexe."

Elles sont en général mieux adaptées aux évolutions économiques et à l’émergence de nouveaux besoins. Les micro-capitalisations sont par nature encore plus agiles. Il y a plus de 20.000 "micro-cap" (dont 3.500 en Europe). Elles ne représentent cependant pas plus de 2 % de la capitalisation mondiale.

Mais comment se définissent-elles ? Romain Burnand, patron de Moneta AM, retient une classification qui, si elle n’a rien d’officiel, a le mérite d’exister. Pour lui, une grande valeur (large cap) a une capitalisation supérieure à 5 milliards d’euros, une valeur moyenne (mid cap) une capitalisation comprise entre 1 milliard et 5 milliards d’euros, une petite valeur (small cap) une capitalisation comprise entre 200 millions et 1 milliard, et une micro-capitalisation une taille boursière inférieure à 200 millions.

"Lors d’un échange avec la presse, Eric Labbé, gérant chez CPR AM, avait eu l’occasion de dire que les petites valeurs avaient un autre inconvénient que celui de leur faible liquidité : pour de grands investisseurs, elles constituent une classe d’actifs périphérique. Ce qui n’est pas un gage de stabilité."

Une revanche à prendre

Depuis trois ans, selon les statistiques de MSCI, les micro-capitalisations font moins bien que les grosses cylindrées. Sur les deux tiers de l’année 2020, l’écart s’est creusé (– 7,7 % contre – 2,2 %). Comme elles sont rarement suivies par les analystes financiers, elles permettent de tirer parti d’inefficiences de marché. De surcroît, ce sont des "cibles" pour des groupes ayant une stratégie d’acquisitions. Ce qui dope les cours de Bourse.

Parmi les fonds de qualité, citons Mandarine Europe Microcap (qui comprend des valeurs comme Fabasoft, Avon Rubber, Trans-Siberian Gold, Impax AM, Eolus Vind…), Mandarine Global Microcap (le seul produit de sa catégorie qui soit internationalement diversifié, avec 335 lignes !), Amundi Europe Microcaps (Esker, Pharmagest Interactive, LNA Santé, Bastide Le Confort Médical, Solutions 30…), RJ Microcaps (IGE + XAO, Esker, Sidetrade, Precia, Pharmanutra…) ou Echiquier Entrepreneurs (Albioma, Midsona, Addlife, Munter, Neoen…).

Stéphanie Bobtcheff, José Berros et Guillaume Puech, aux commandes de ce dernier, indiquent dans un rapport de gestion que leur fonds a fait un bond de 8,4 % en août, ce qui porte sa performance à + 12 % sur huit mois.

"Addlife, société suédoise qui distribue des produits médicaux a, soulignent-ils, une nouvelle fois été un contributeur important de la performance."

Les jeunes pousses permettent d’écrire de belles histoires !

Crédit photo : Getty images