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Le succès des ETF s’explique par de nombreux avantages : frais de gestion faibles et négociation aisée, ils sont négociables en Bourse de Paris.

Pour satisfaire les clients, leurs promoteurs misent aussi sur l’innovation.

Le succès des trackers en  anglais  ETF (Exchange traded funds) ne se dément pas. Ces fonds indiciels cotés qui répliquent des indices de marché ont enregistré, au premier trimestre 2017, une collecte nette en Europe de 30 milliards d’euros. L’encours total sous gestion est ainsi en hausse de 10 % par rapport à la fin de l'année 2016, s’élevant à 566 milliards d’euros. Cet accroissement incluant un effet marché de 4 %, c’est surtout les nouveaux flux qui expliquent la progression des encours.

Les trackers : de nombreux avantages

Il est vrai que ces produits présentent de nombreux avantages : ils sont facilement négociables, un grand nombre d’entre eux étant notamment en accès direct à la Bourse de Paris, et surtout, les frais de gestion sont en général plus faibles que pour une gestion menée au sein d’un OPCVM classique.

Un ETF sur un indice couramment utilisé comme l’Eurostoxx 50 affiche des frais de gestion compris dans une fourchette entre 0,05 % et 0,15 % à comparer à des frais souvent bien supérieurs à 1 % pour une gestion active. 

Autre avantage, les produits à la disposition des particuliers sont de plus en plus diversifiés en termes de classes d’actifs ou encore de stratégies.

Si les ETF répliquant les grands indices actions représentent en effet encore l’essentiel des encours, soit 83 % en France par exemple, selon une étude de l’Autorité des marchés financiers (AMF), la part des ETF investis sur des obligations augmente et surtout les fournisseurs d’ETF proposent maintenant aussi des gestions innovantes.

Ils se situent à la frontière entre la gestion totalement passive qui consiste à répliquer strictement le comportement d’un indice et une gestion active qui s’éloigne des indices classiques et mise sur des valeurs avec des comportements spécifiques comme la distribution de dividendes élevés ou encore une décote entre la valeur intrinsèque d’une action et sa valeur boursière. Cette diversité suppose de bien lire les prospectus afin de savoir quel est l’indice de référence suivi, s’il intègre les dividendes réinvestis etc.

Les risques liés à l'investissement en trackers

Quant aux risques, ils relèvent de l’indice suivi. Un ETF sur le CAC 40, par exemple, exposera son souscripteur à la variation du CAC 40, soit à un risque de perte en capital en cas de dégradation des marchés actions. Et cela quelle que soit la méthode de réplication utilisée par l’ETF pour coller à son indice de référence qu’il achète les titres et les détient ou qu’il les réplique de façon synthétique par l’intermédiaire de produits dérivés.

De même, le traitement fiscal est le même que pour un OPCVM, les ETF peuvent être placés dans des enveloppes fiscales que sont l’assurance-vie (selon les contrats) et les Plans d’Epargne en Actions (selon l’éligibilité des ETF) et bénéficier à ce titre d’une fiscalité attractive.

Crédit photo : Nikada