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Au 1er février, la rémunération du livret A sera maintenu à 0,75 % et ce jusqu’au 31 janvier 2020 !

01 février 2018

Caroline de Francqueville

Le taux d'intérêt du Livret A fixé à 0,75 %, est inchangé depuis août 2015. Et non seulement il ne sera pas revalorisé au 1er février 2018 mais surtout le Gouvernement a décidé qu’il serait gelé deux ans à ce plus bas historique jusqu'au 31 janvier 2020. Un point sur cette décision qui impacte les 56 millions de détenteurs*.

Gel du taux du Livret A et du LDDS en 2018-2019

Un arrêté du 27 novembre 2017 stabilise pendant deux ans le taux du Livret A. La rémunération du livret d’épargne réglementée restera au niveau de 0,75 % entre le 1er février 2018 et le 31 janvier 2020, quelle que soit l’évolution de l’inflation et des taux d’intérêts.

En conséquence, "la possibilité donnée au ministre chargé de l'économie de réviser les taux, sur proposition du Gouverneur de la Banque de France, en cas de circonstances exceptionnelles ou si la Banque de France estime que la variation de l'inflation ou des marchés monétaires est très importante, est suspendue", précise l’arrêté.

Les rendements de plusieurs produits d’épargne réglementés resteront ainsi inchangés pendant 2 ans.

Impact pour les autres livrets réglementés

Cette décision concerne en premier lieu le Livret A détenu par 56 millions de français. Mais le blocage de son taux de rémunération a comme conséquence que celui des livrets d’épargne réglementée qui en dépendent, restera lui aussi inchangé entre le 1er février 2018 et le 31 janvier 2020.

Les taux de ces livrets seront donc jusqu’au 31 janvier 2020 les suivants:

  • le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) : 0,75 %,
  • le Livret d’épargne populaire (LEP) : 1,25 %,
  • le Compte épargne logement (CEL) : 0,50 %.

Ce gel est à mettre en parallèle avec le taux d’inflation 2017 : sur un an, les prix à la consommation auraient augmenté de 1,20 % en décembre 2017 selon l'estimation provisoire réalisée par l’INSEE début janvier 2018.

Une contrepartie pour les bailleurs sociaux

Pour justifier ce gel de deux ans le Premier ministre Edouard Philippe a évoqué une stabilisation destinée à "mobiliser des financements pour les organismes de logement social" et donc "de baisser les loyers" pour ce type de logements. De son côté Jacques Mézard, le ministre de la Cohésion des territoires, ajoutait qu’il s’agissait notamment "d’améliorer les conditions de financement des bailleurs sociaux à travers le Livret A".

Cette baisse des loyers est en effet censée compenser la réduction des aides personnelles au logement (APL) pour les locataires du parc HLM.

*55,8 millions au 31/12/2016

Crédit photo : istock