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Les obligations convertibles sont des produits hybrides. Elles participent plus à la hausse des actions qu’à leur baisse. Ce qui dote cette classe d’actifs d’un rapport rendement-risque attrayant.

13 mai 2019

Michel Lemosof

Les obligations convertibles sont des produits hybrides : elles ont une composante obligataire et une composante action. Elles ont aussi la particularité de participer davantage à la hausse des actions qu’à leur baisse. Ce qui dote cette classe d’actifs d’un rapport rendement-risque attrayant.

« Afin d’obtenir des capitaux à des conditions de taux plus faibles que celles du marché, ainsi qu’un éventuel renforcement de leurs fonds propres, les sociétés recourent aux émissions d’obligations rattachées à des actions. Le contrat d’émission comprend deux parties : les conditions obligataires et les conditions de conversion en actions », explique Hubert Tassin, spécialiste des marchés financiers, dans son opuscule Connaître les obligations.

L’acquisition d’un emprunt convertible est un pari sur le comportement de l’action sous-jacente qui s’assortit de la certitude de minorer sa perte en cas de fort repli de celle-ci. En effet, l’obligation convertible ne peut théoriquement baisser en dessous d’un niveau que les professionnels appellent "plancher actuariel". Il y a trois grandes catégories de convertibles : de type obligation, de type action et de type mi-obligation mi-action. Considérée comme la plus intéressante, car elle permet de jouer sur les deux tableaux, cette dernière catégorie présente l'avantage de participer à la hausse des actions à hauteur des deux tiers, alors qu’elle ne répercute qu’un tiers de leur baisse.

Privilégier la gestion collective

Il y a une autre variante : les convertibles synthétiques, qui permettent de pallier l’étroitesse du gisement grâce à l’assemblage d’obligations traditionnelles et d’options d’achat d’actions…

« La convexité des obligations convertibles constitue un actif clé, assurent Marc Basselier, responsable de la gestion convertible, et Scarlett Claverie-Bulté, investment specialist, à l’Union bancaire privée. Historiquement, la combinaison d’un plancher obligataire et d’une option d’achat sur l’action de l’émetteur a offert aux investisseurs de solides avantages, avec des rendements proches de ceux des actions et une volatilité atténuée. Autre atout : une sensibilité aux variations des taux d’intérêt nettement inférieure à celle d’un investissement obligataire. »

Lorsqu’une obligation convertible est séduisante sur le marché primaire (émission), les professionnels se ruent à l’achat, ne laissant aucune place aux particuliers. Sur le marché secondaire (cotation), faire le bon choix ne va pas non plus de soi, vu les caractéristiques techniques du produit. Heureusement, il est possible de tirer parti des potentialités de la classe d’actifs, avec une espérance de rendement annuel compris entre 2,5 % et 7,5 % (selon les fonds et les périodes), en optant pour des fonds spécialisés. Parmi ceux-ci figurent, par exemple, Ecofi Convertibles Euro, Schelcher Prince Convertibles Mid Cap Euro et Lazard Convertible Global.

Crédit photo : ipopba