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23 avril 2015

L’or a progressé de plus de 12% au cours des trois derniers mois, soit en dessous du plus haut historique franchi en septembre 2011 avec un cours de 1900 dollars l’once. Il existe encore des marges de hausse pour plusieurs raisons. L’or est en effet :

  • une valeur refuge (contre les incertitudes monétaires et l’inflation) pour les banques centrales,
  • une matière première stratégique pour la joaillerie
  • une denrée spéculative pour  les fonds d’investissements  qui possèdent autour de 2 780 tonnes d’or, soit plus que la France par exemple (2 400 tonnes), pourtant sixième détenteur de métal jaune dans le monde.

Faut-il pour autant acheter de l’or, en grande quantité ? Ce n'est pas acquis, sauf à endosser le costume du spéculateur. Si en raison d’une embellie économique, les banques centrales et les fonds d’investissements se mettaient à vendre brusquement l’or détenu, les cours s’effondreraient. Ce qui réduirait les chances que les cours se remettent à grimper avant longtemps.

Pour mémoire, les cours d’aujourd’hui « ne sont haussiers que depuis 12 ans ». Avant, il ne se passait rien sur le marché de l’or. S’intéresser à ce métal dans ce contexte ? Pourquoi pas, mais dans des proportions raisonnables et à titre de diversification patrimoniale (entre 5 à 10% de son patrimoine). Ce d'autant que seule la plus-value procure un gain; l’or ne distribue aucun revenu.

Les plus fortunés peuvent acquérir un ou plusieurs lingots (environ 40 000euros). Pour les autres, le bon vieux Napoléon reste un choix accessible (aux environs de 260 euros, pièce).

Du coté de la fiscalité et sous réserve qu’une fois adoptée la loi de finance pour 2013 ne change pas la donne, il y a un prélèvement forfaitaire de 34,5% sur la plus-value et un abattement de 10% à partir de la troisième année de détention

 

Sicavs et placements aurifères

Il est  aussi possible d’acquérir le métal jaune par l’intermédiaire d’autres supports tels que les Sicav aurifères, les mines d’or, les trackers, des warrants  ou encore des ETC (exchange traded comodities). Mais ici aussi, l’or ne peut pas constituer la base d’un patrimoine, seulement une diversification au maximum de 5% de l’ensemble de ses avoirs…

Chaque support obéit à des règles différentes, notamment :

Les Sicav aurifères sont accessibles en particulier auprès des banques. Il existe selon Europerformance plus de 160 sicav et fonds communs de placement; mais tous ces instruments comprennent plusieurs métaux précieux. Il vous faudra donc choisir une sicav ou un fonds spécialisé sur l’or. Reste que les sicav aurifères sont assorties d’un risque de change, car si elles sont exprimées en euros elles proviennent de mines  souvent cotées en dollars.

Les mines d’or sont plus risquées. Elles se situent et sont cotées au Canada, en Afrique du Sud, en Australie. Attention, ces actions peuvent chuter fortement (mais aussi fortement monter). Ceux qui ne sont pas familiers des Bourses étrangères doivent les éviter et préférer les Sicav aurifères, plus diversifiées. Les mines d’or sont réservées aux spéculateurs.

Les actions aurifères pourraient rebondir après une perte qui se situe entre 25% et 40% de leur capitalisation depuis le début de l’année. Mais si l’on est sur d’acheter au plus bas ou en tout cas à un bas niveau de cours, le gain n’est pas pour autant assuré. Car à l’instar des valeurs boursières classiques, il faut savoir composer avec la volatilité des cours.