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L’or n’est pas une matière première comme les autres. Bien qu’il ne rapporte rien, le métal jaune est prisé des investisseurs qui l’achètent surtout comme valeur refuge.

17 mars 2018

Michel Lemosof

Actif tangible, inaltérable, réserve de valeur, monnaie d’échange, sans risque d’émetteur, l’or mérite d’avoir sa place en diversification de portefeuille. Il retrouve régulièrement la faveur des investisseurs, notamment dans les périodes troublées (conflit géopolitique, chute des marchés financiers, envol de l’inflation, forte hausse des taux d’intérêt…). En septembre 2011, par exemple, lors de la crise de l’endettement en zone euro, l’once d’or, qui se traite actuellement autour de 1.325 $, a atteint un pic à 1.895 $, soit près de 61 $ le gramme (un peu moins de 50 €).

Métal ou papier

Il existe deux façons d’avoir de l’or : directement (pièces, lingots, lingotins, barres, bijoux) et indirectement (titres de mines d’or cotées en bourse, parts de fonds spécialisés, ETF-Exchange Traded Funds, fonds indiciels cotés, aussi appelés trackers, et certificats). Détenir de l’or physique présente un inconvénient : il faut le garder en lieu sûr ! En outre, la revente de métal jaune est désormais soumise à une taxe forfaitaire de 11 % (contre 10 % l’an dernier). Avec la contribution au remboursement de la dette sociale, la taxation est de 11,5 % sur le capital.

« Pour les épargnants qui optent pour le régime des plus-values à la revente, la fiscalité a été durcie, fait observer Jean-François Faure, fondateur d’Aucoffre.com, première plateforme en ligne sécurisée pour l’achat et la vente de matières précieuses. Le taux de la taxation sur la plus-value est passé de 34,5 % à 36,2 %, prélèvements sociaux de 17,2 % inclus. »

La fiscalité de l’or papier, elle, est celle des valeurs mobilières : les gains réalisés à partir de 2018 sont assujettis au taux forfaitaire de 30 % et il n’y a plus d’ISF. Plutôt que de se lancer dans l’achat d’actions de sociétés minières, exercice réservé aux investisseurs téméraires, il est judicieux de choisir des parts de fonds spécialisés sur l’or et autres matières précieuses (argent, platine, diamants…). En effet, leurs gérants sélectionnent des titres prometteurs ou en retard, de grandes ou de petites mines, souvent inconnues du public. Ils réalisent aussi dosages et arbitrages adéquats.

Le fonds le plus connu (avec un portefeuille de plus de 4,6 milliards de dollars !) est le BlackRock World Gold Fund. Il investit à l’échelle mondiale au moins 70 % de son actif en actions de sociétés dont l’activité principale est l’extraction de l’or. Parmi les ETF, le Lyxor MSCI ACWI Gold est l’un des plus accessibles. Il réplique le MSCI ACWI Gold with EM DR 18 % Group Entity Capped Net USD Index, référence constituée de sociétés qui tirent leurs revenus de l’or ou de produits dérivés, au Canada, aux Etats-Unis, en Afrique du Sud, à Jersey et au Pérou. Ses cinq premières lignes sont Newmont Mining, Barrick Gold, Franco-Nevada, Newcrest Mining et Goldcorp.

Crédit photo : Freer Law