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19 juillet 2017

La Rédaction

En effet, la reprise de la croissance en zone euro favorise plutôt ce type de valeur. Il faut tout de même faire attention à la liquidité.

Tous les spécialistes en conviennent, les petites et moyennes valeurs cotées surperforment les grandes à moyen-long terme. Cette surperformance est estimée en moyenne à 1 ou 2 % par an, mais elle peut être supérieure sur certaines périodes, dans certaines régions.

Ainsi, sur 16 ans, depuis fin avril 2001, la surperformance annuelle de l’indice MSCI Europe small caps total return est supérieure de 5 %  par rapport aux grandes capitalisations : le MSCI Europe. Sur le marché français, le SBF 120, qui intègre les petites et moyennes valeurs de la cote parisienne, a délivré ces dernières années une performance supérieure à celle du CAC 40. Celle-ci ressort depuis le début de l’année (performances arrêtées au 23 juin) à 9,52 % contre 8,13 % pour le CAC 40, sur un an : elle est de 19,08 % contre 17,73 % pour le CAC 40 et, sur 3 ans, de 18,99 % contre 16,43 %.

Un profil plus dynamique

Ce phénomène s’explique essentiellement par une croissance des profits supérieure. Les petites et moyennes capitalisations représentent en effet en Europe l’essentiel du tissu économique, elles sont créatrices d’emplois, investissent dans la recherche et développement et sont souvent plus dynamiques que les grandes capitalisations.

Leur surperformance s’explique aussi par le fait qu’elles sont plus souvent la cible d’OPA (offres publiques d’achat), une des façons pour les grands groupes de croître étant justement d’intégrer des plus petites structures.

Autre intérêt pour les investisseurs, les secteurs de ces titres étant très variés, les opportunités en termes de valeur, de diversification sont plus nombreuses que pour les grandes capitalisations. Qui plus est, en ce moment, aux tendances de long terme s’ajoutent des facteurs conjoncturels favorables. Une croissance plus solide en zone euro et plus généralement une croissance mondiale plus soutenue favorise en effet les valeurs dites cycliques, c’est-à-dire celles qui dépendent du profil de la croissance économique, ce qui est le cas des petites et moyennes capitalisations. À ce titre, les valeurs énergétiques, industrielles, de consommation et technologiques, constituent environ 60 % des indices dédiées aux petites capitalisations alors qu’elles représentent moins de la moitié des indices des grandes valeurs.

Une liquidité inférieure

Ces titres présentent tout de même des risques spécifiques. Ils sont en effet moins liquides que les grandes capitalisations. En cas de crise financière, la capacité des gérants et a fortiori des particuliers à les céder est plus limitée que pour les grandes capitalisations sur lesquelles les volumes de transaction sont plus importants. Cela a été le cas en 2008, en plein cœur de la crise financière internationale et en 2011 pendant la crise de la dette souveraine européenne : la baisse des petites et des moyennes capitalisations a été plus marquée que celle des grandes capitalisations.

Privilégier le PEA ou le PEA-PME

Il existe plusieurs façons d’investir dans les petites et moyennes capitalisations : opter pour un OPCVM qui a l’avantage d’être diversifié et d’être géré par un spécialiste, ou pour les investisseurs avertis, sélectionner des valeurs, en direct. S’il s’agit de valeurs ou d’OPCM éligibles à ces enveloppes fiscales, il peut être plus intéressant de les placer dans un Plan d’épargne en actions (PEA) ou un PEA PME dédié aux petites valeurs européennes. Les gains réalisés au sein d’un PEA ou d’un PEA PME sont en effet exonérés d’impôt sur le revenu (hors contributions sociales) au-delà de la cinquième année de détention du plan.

Crédit photo : Skynesher