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La plupart des marchés sont revenus à leurs niveaux d’avant Brexit. Wall Street est au plus haut, Tokyo remonte la pente et les marchés émergents poursuivent leur rebond.

11 août 2016

Amundi Asset Management

Juillet se présente bien. La plupart des marchés sont revenus à leurs niveaux d’avant Brexit. Wall Street est au plus haut. Tokyo remonte la pente. Et les marchés émergents poursuivent leur rebond.

Pour l’instant, on a vraiment l’impression que les marchés ont mis le Brexit de côté. Mais en prenant soin de s’éloigner de tous les actifs leur semblant trop risqués. Comme l’immobilier britannique et les créances douteuses des banques italiennes.

Côté obligataire, les rendements des emprunts d’Etat à 10 ans des pays développés sont en hausse. Mais comme vous le voyez, ils restent à des niveaux très faibles. Voire même négatif pour le 10 ans Allemand.

Côté devises, l’euro baisse un peu face au dollar. L’or reste orienté à la hausse et le pétrole revient vers les 45 dollar.

En zone euro, il est encore trop tôt pour mesurer l’impact du Brexit. Pour l’instant, la reprise est bien enclenchée. Et bien soutenue par la demande interne. Le crédit bancaire poursuit son rebond et l’indice des prix à la consommation est repassé en territoire positif.

Aux Etats-Unis, ça va bien aussi. Les créations d’emplois et la consommation des ménages sont en hausse. Et côté immobilier, les mises en chantier de logements sont dynamiques. Bref, la croissance reste bien orientée grâce à la demande interne.

En Chine, la croissance du 2ème trimestre a rassuré les investisseurs. Elle confirme la stabilisation observée depuis quelques mois après le point bas du 1er trimestre.

Plusieurs facteurs positifs se mettent en place : production industrielle en hausse, ventes au détail en hausse et retour des investissements dans l’immobilier. L’activité dans les services s’améliore aussi ce qui tend à prouver que les mesures gouvernementales prises l’an passé   commencent à porter leurs fruits.

Au Japon, l’environnement reste dégradé. La production industrielle et le secteur des services se replient. Et la confiance des entreprises au 2ème trimestre est faible. Du coup, les investisseurs anticipent de plus en plus une intervention de la Banque du Japon fin juillet. Et comme les dernières élections ont donné la majorité politique à Shinzo Abe, on peut espérer un stimulus fiscal dans les prochains mois.

On garde notre prévision de croissance mondiale autour de 3 % pour 2016. Ce chiffre est en ligne avec les nouvelles prévisions du FMI, post Brexit. La consommation des pays développés restera un pilier important… mais les turbulences financières continueront d’accompagner les investisseurs.

Depuis mi-juin, les marchés sont volatils et vont le rester. Il va donc falloir s’y adapter en étant mobiles et réactifs.

Pour ce faire, on va garder nos actions européennes. Elles n’ont pas la cote actuellement. Notamment les bancaires mais les perspectives à moyen/long terme restent bonnes. Et puis, il y a la BCE. C’est un soutien de taille.   

On garde aussi nos actions américaines pour le moment bien qu’elles soient au plus haut. Pourquoi ? Eh bien, parce que les publications de résultats d’entreprises pour le 2ème trimestre vont dans le bon sens. Et, aussi, qu’on parle de moins en moins de hausse des taux pour l’instant.  

En parallèle, on va se renforcer en actions émergentes. Elles sont peu concernées par le Brexit et jouent toujours leur rôle de diversification. De plus, elles ne sont pas trop chères et les devises se stabilisent. Et puis surtout, ça va mieux au Brésil, Russie et en Chine.

Côté obligataire, depuis le Brexit, le volume d’obligations avec des rendements négatifs a encore augmenté. Du coup, on va se concentrer sur celles où il y a encore de bons rendements comme les obligations émergentes.

D’autant qu’elles profitent de la baisse du dollar, de la stabilisation de la demande chinoise et de la stabilité des taux américains pour l’instant.

On va aussi privilégier les obligations d’entreprises européennes et américaines bien notées. Et, aussi, un peu d’obligations à haut rendement.

Enfin, vu le contexte, on garde nos positions de couverture. Les risques sont toujours là, notamment en Europe. Et, la période estivale peut être volatile

Et c’est pourquoi, je vous conseille plus que jamais de rester prudents et de respecter les règles d’or qui défilent en bas de l’écran. 

Voilà, merci. Suivez nous sur les réseaux sociaux pour en savoir plus. Et au mois prochain !