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En 2 minutes, l'analyse d'Amundi avec Silvia Bocchiotti, Gestion Multi Asset, Directeur de l’Advisory retail et responsable de la sélection des fonds tiers.

En mars, les actions américaines ont reculé pour la première fois depuis l'élection de Donald Trump, il y a tout juste 100 jours.

Pendant cette période, et cela n’arrive pas très souvent, les actions européennes surperforment les actions américaines particulièrement au mois de mars.

Comment expliquer cela ?

Les Banques centrales :

La Fed augmente ses taux d'intérêt, mais cela était largement anticipé alors qu’elle ne relève pas ses prévisions de croissance, ce qui a déçu le marché. Inversement, en Europe, la BCE se montre plus confiante.

L'économie :

Pour la première fois depuis 2008, et contre toute attente, la zone euro croît plus vite que les États-Unis.
D’ailleurs, l'indicateur PMI montre une forte activité à la fois dans l’industrie et dans les services.

La politique :

En Europe, les marchés sont moins pessimistes après le résultat des élections aux Pays-Bas et les derniers sondages en France.

Inversement, la politique aux États-Unis, elle, devient une vraie préoccupation. Après le rejet de la réforme sur la santé, la question est : Donald Trump sera-t-il capable de tenir le reste de son programme ? Et mettre en place les baisses d'impôts très attendues par les marchés ?

Même si les indices américains restent proches de leurs sommets, on voit que l’optimisme sur la croissance américaine s’essouffle :

  • les rendements des obligations et les anticipations d'inflation reculent ;
  • le dollar perd de son élan ;
  • les secteurs les plus performants sont les plus défensifs (services publics, immobilier) ;
  • le secteur le moins performant est celui de l'énergie. Le prix du baril reste sous pression du fait que les réserves de pétrole américain sont à des niveaux records.

En conclusion, en mars, on a vu que l’Europe se porte mieux, alors que des doutes commencent à apparaître sur les États-Unis.

Dans les semaines à venir, nous resterons donc extrêmement attentifs à la capacité de la Maison-Blanche à délivrer son programme.

Crédit photo : istock